Bye bye Canada ! (1er juin – 9 juin 2014)

Ça y est, on est de retour à Montréal, la boucle est bouclée et le roadtrip au Canada est bel et bien terminé!

Quand nous entrons dans la ville, nous sommes stupéfaits par tant de verdure : le printemps est enfin installé, avec sa verdure à tous les coins de rue. Rien à voir avec le Montréal maussade et encore en hibernation qu’on a quitté il y a un mois!

On a beaucoup de chance car notre ancienne colocataire Sissi, qui doit faire du dog-sitting au domicile d’une amie pendant 2 semaines, nous propose de squatter sa chambre! Une aubaine de retourner dans notre ancienne coloc’, d’une part car ça soulage notre porte-monnaie en économisant une semaine d’hôtel, mais surtout pour ça :

Oh my good mais quelle jungle!

Oh my god mais quelle jungle!

On hallucine sur le jardin qui s’est tout simplement métamorphosé en l’espace d’un mois! Du coup, c’est un vrai plaisir que de s’installer en terrasse pour prendre tous nos repas 🙂

Et le félin y rode toujours!

Le félin des bois habite toujours la place!

Mais après quelques instants de farniente, place aux choses sérieuses : la préparation du grand départ! Et quel départ, puisque nous avons décidé de ne pas rentrer en France directement. Pas d’impératif en France , pas de job en attente et surtout pas pressés de retrouver le chemin de Pôle Emploi… Et puis on s’est dit qu’on avait vraiment eu trop froid cet hiver, et que nos vieux os méritaient un peu de vraie chaleur. Du coup, on a choisi de partir prendre de 2 mois et demi de vacances bien méritées en Indonésie (le voyage, quand tu commences, tu ne peux plus t’arrêter 🙂 )!

Donc on se prépare à ce changement radical de climat (yes!), et il faut donc s’atteler à la lourde tâche du tri des fringues : celles qu’on souhaite conserver avec nous et celles qu’on souhaite renvoyer en France.

La consigne est simple : pulls et écharpes dans le carton, T-shirts et maillots de bain dans le sac!

La consigne est simple : pulls et écharpes dans le carton, T-shirts et maillots de bain dans le sac!

On se renseigne sur le prix d’un envoi international depuis le Canada vers la France : plus de 150$ pour un colis de 10kg! Des malades, je vous jure! Du coup, on s’est dit que l’envoi serait sûrement moins cher depuis l’Indonésie, et c’est pour ça qu’on partira avec notre carton sous le bras dans l’avion.

Autre tâche importante à laquelle on s’attelle rapidement : la préparation de Van’S pour sa vente. On a eu la chance de trouver facilement un acheteur pour notre petit bolide, en la personne de Bruno, le Montréalais avec qui on a travaillé à la ferme sur Pender Island en juillet dernier (voir notre article « Exil dans les îles« ).

Aspirateur et éponge à l’intérieur, Car-wash à l’extérieur, notre bonne vieille Van’S est toute pimpante quand nous retrouvons Bruno à la SAAQ (Société de l’Assurance Automobile du Québec) pour officialiser le transfert de propriété et changer les plaques d’immatriculation. On fête ça ensuite autour d’une bière et d’une poutine à Poutine Centrale, où nous retrouvons Thomas, un autre ami canadien que nous avions également connu à la ferme de Pender Island!

Ainsi après 26 800 kilomètres parcourus et 10 provinces canadiennes visitées, nous redevenons piétons avec un gros pincement au cœur en voyant partir notre camarade d’aventure, mais heureux de savoir qu’elle vivra encore de bien beaux voyages avec Bruno!

Belle brochette :)

Belle brochette 🙂

Bonne route Bruno!

Bonne route Bruno!

La fin de semaine à Montréal nous donne l’occasion de sortir voir du monde et participer à quelques événements de la ville. On commence par aller faire un tour au stade olympique où se tient chaque premier vendredi du mois un rassemblement de plus de 20 food trucks (camions de bouffe) proposant divers types de nourriture dans une ambiance festive (événement organisé par l’association des restaurateurs de rue du Québec).

On a le plaisir d’y retrouver la Panthère Mobile, la version sur roues du restau vegan dans lequel nous avons travaillé cet hiver à Montréal!

La Panthère Mobile ou comment manger vegan et bio partout en ville

La Panthère Mobile ou comment manger vegan et bio partout en ville

Ça en fait de la bouffe à roulette!

Ça en fait de la bouffe à roulette!

Pour notre dernier samedi soir, nous avions prévu d’aller faire un tour au Parc Jean Drapeau sur l’île Notre Dame qui abrite de délicieux jardins ainsi que le casino de Montréal. Le problème, c’est que cette île artificielle, construite avec les déblais du métro montréalais, abrite également le circuit de formule 1 Gilles-Villeneuve, réquisitionné tout le weekend pour le Grand Prix du Canada. Qu’à cela ne tienne, on se rabat sur un bon petit dîner en amoureux avec vin, pain et fromages, les derniers avant de retrouver la vraie saveur française… en France!

Un dernier shoot de fromages et vin, avant le départ

Un dernier shoot de fromages et vin, avant le départ

Dimanche farniente!

Dimanche farniente!

Grosse fatigue...

Grosse fatigue…

La semaine sera passée très rapidement, et nous organisons pour dimanche un pique-nique avec tous nos amis de Montréal sur les pelouses aux pieds du Mont Royal. Tous les dimanches des beaux jours se tient autour de la statue de George-Etienne Cartier un festival de percussionnistes, les Tam-tams du Mont Royal, où chacun peut ramener son instrument et se joindre à la foule de musiciens et danseurs en délire. L’ambiance y est festive et très agréable, et la moitié des Montréalais s’y retrouve pour pique-niquer, faire bronzette et « chiller » en profitant de leur fin de semaine.

Une mamie Rock'n Roll qu'on aimerait bien avoir aux dîners de famille!

Une mamie Rock’n Roll qu’on aimerait bien avoir aux dîners de famille!

Il y avait 1 mètre de neige sur cette pelouse il y a quelques mois...

Il y avait 1 mètre de neige sur cette pelouse il y a quelques mois…

Au final, un bel après-midi ensoleillé où l’on regretterait presque de quitter Montréal qui commence seulement à se rendre agréable à vivre!

 

Lundi 9 juin : ultime jour de notre visa vacances travail… on sera restés 1 an complet au Canada, et pourtant on a l’impression qu’on arrivait hier à Vancouver.

Dernier « au revoir » aux amis qu’on croise, la larme à l’œil.

Dernier coup d’œil au centre ville au moment de monter dans le bus qui nous emmène à l’aéroport.

Dernière pensée à tout ce qu’on a vécu à travers ce vaste pays, en se disant qu’on y retournera peut-être un jour… qui sait?

Et c'est parti pour le marathon de l'avion autour de la planète!

Et c’est parti pour le marathon de l’avion autour de la planète!

 

Au revoir Canada, bonjour Indonesie!

 

PS : Pas de récapitulatif dans cet article, car on vous concoctera un article « bilan général » plus tard! ( Quand on aura un moment entre massages balinais et plages de rêve…! 😉 )

 

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On the road again : de l’Île du Prince Edouard à Montréal! (19 mai – 31 mai 2014)

Et nous voilà  ! Fraîchement débarqués du ferry …. sous la pluie!

 

#4 : ÎLE DU PRINCE EDOUARD

Malheureusement le temps n’est toujours pas avec nous lorsque l’on foule l’Ile du Prince Edouard, et c’est un coup sous la pluie, un coup sous une éclaircie que l’on va traverser l’île. On n’a pas du tout les mêmes rapports kilométriques que d’habitude : on atteint la côté Nord de l’île en 1h30!Sur notre route vers East Point, on croise des bisons, des sables qui chantent et un phare !

C'est Bison futé ?

C’est Bison futé ? Est-ce qu’il fait beau un jour ? bientôt?

Basin Head Beach, on fait chanter les grains de sable !

Basin Head Beach, on fait chanter les grains de sable ! Ça fait « shpouiiic shpouiiik ! « 

Le pittoresque phare d'East Point! Avec un temps radieux!

Le pittoresque phare d’East Point! Avec un temps radieux!

On fuit le nuage de pluie vers Greenwich au Prince Edouard Island National Park, où l’on randonne entre forêts, marais, dunes et océan.

La boardwalk qui traverse tout le lac ....

La boardwalk qui traverse tout le lac ….

....avant d'arriver sur la plage!

….avant d’arriver sur la plage!

Et puis comme on en a ras la capuche de ce temps pourri, on craque pour un homard … à 16$!

On se réconforte comme on peut...!

On se réconforte comme on peut…!

On visite la capitale de la province, Chalottetown, haut lieu historique puisque c’est dans la Province House que se sont tenues les réunions entre dirigeants pour décider de la création du Canada en une seule et même Confédération. On se balade dans les rues, et on termine notre visite par la maison du gouverneur de la province…où se trouve à ce moment-là le Prince Charles et sa femme Camilia, alors en visite officielle ! On a eu beau guetter, on n’a pas vu une seule oreille royale !

La fameuse Province House !

La fameuse Province House !

La salle des réunions, des fêtes, des dîners et de négociations qui ont jeté les bases du Canada!

La salle des réunions, des fêtes, des dîners et de négociations qui ont jeté les bases du Canada!

La maison du gouverneur, celui qui représente la couronne au Canada.

La maison du gouverneur, celui qui représente la couronne au Canada. Merci les impôts canadiens….!

On quitte la ville, sans oublier de passer par la fameuse crèmerie Cow’s qui se targue d’avoir les meilleures glaces du Canada !

TADAAAAAAA!!!

TADAAAAAAA!!!

Ah ouais? OK, on teste  ! Pas mal, sans plus. On se dit qu’il est temps de quitter l’île car le temps ne va pas en s’améliorant, mais impossible de quitter l’île sans aller voir un endroit tout particulier qui s’appelle Cavendish. C’est la ville de Lucy Maud Montgomery, l’auteure de Anne of Green Gables, les histoires d’une jeune fille dans la ferme de ses grands-parents, et qui a connu un succès international ! A tel point que Parc Canada a nationalisé le site et on peut visiter la reconstitution du décor du roman ! Nous on ne connaît pas du tout, mais les japonaises sont archi ARCHI fans !

Une petite maison, une prairie, mais non, ce n'est pas la même famille ! ;)

Une petite maison, une prairie, mais non, ce n’est pas la même famille ! 😉

Allez, cette fois on se barre, on va prendre le Pont de la Confédération, le pont le plus long du monde sur eaux recouvertes de glace. On a hâte et puis…. comment vous dire…. bah regardez par vous même :

...Voilà... (joie)!

…Voilà… (joie)!

 

#5 : NOUVEAU BRUNSWICK (again)

On retrouve le continent au Nouveau Brunswick, dont on remonte la côte jusqu’à Shediac, capitale auto-proclamée du homard! C’est aussi la ville qui possède la plus grande statue de homard au monde. On ne résiste pas à la tentation, on craque pour un de ses congénères et pour des pattes de crabes des neiges…. MIAM !

"alors? ça vous é-patte hein?! "

« alors? ça vous é-patte hein?! « 

Pas besoin du corps du crabe des neiges. Ici, ils ne vendent que les pattes!

Pas besoin du corps du crabe des neiges. Ici, ils ne vendent que les pattes!

On profite du retour du soleil pour faire un tour à  la jolie plage de Parlee Beach pour le petit déj et on croise des tas d’oiseaux qui virevoltent autour de nous. Puis on file vers Bouctouche et sa fameuse dune de sable qui longe la plage et qui abrite un écosystème varié et fragile, notamment celui des oiseaux marins et migrateurs. On est contents de revoir furtivement un colibri (qui est sensé revenir avec les beaux jours…) !

La boardwalk le long de la dune de Bouctouche

La boardwalk le long de la dune de Bouctouche

Des mésenages bleutées qui nourrissent leurs petits..bah oui, c'est le printemps !

Des mésanges bleutées qui nourrissent leurs petits..bah oui, c’est le printemps !

Un de ces si beaux hérons bleus en train de pêcher...

Un de ces si beaux hérons bleus en train de pêcher…

Un joli petit oiseau tout jaune qui nous fait penser à Angry Bird!

Un joli petit oiseau tout jaune qui nous fait penser à Angry Bird!

On fait un passage éclair au Parc National de Kouchibouguac dans l’espoir (fou) d’apercevoir un orignal! …. Mais au bout de la 3ème rando on abandonne, car la nuit est tombée et on ne verra plus rien ici.

Il a surtout des marais dans le coin...

Il y a surtout des marais dans le coin…

...et des dunes de sable le long de la mer

…et des dunes de sable le long de la mer

On remonte toujours en direction du Québec, mais avant de franchir le pont qui nous sépare de la Belle Province, on fait un arrêt au Sugar Loaf  Park (le Pain de Sucre local) de Campbellton, mais le soleil de Rio en moins….

Bon! Tu fais pas trop de parapente ici...!

Bon! Tu fais pas trop de parapente ici…!

Ciao New Brunswick on passe de l'autre côté du pont!

Ciao New Brunswick on passe de l’autre côté du pont!

 

#6 : LE QUEBEC – LA GASPESIE 

Ah nous revoilà du côté francophone! On a toujours un temps pourri qui nous fait rouler tout le long de la côte Sud de la Gaspésie, en direct jusqu’à Chandler. On s’arrête pour manger dans ces petites gargotes qui jonchent la route et communément appelées ici : « Casse-croûte » et/ou « Bar laitier » . On y déguste un Failli = Poutine + garniture de pizza, ET un carré au chocolat = glace vanille, chantilly et morceaux de brownies! Light quoi !

On aurait clairement pu (DU) en prendre 1 pour 2 !

On aurait clairement pu (DU) en prendre 1 pour 2 !

On arrive à Percé, une des villes les plus photographiées au Québec …. à cause de son fameux rocher !

Au début, il y avait 2 arches! Mais du coup, est-ce que ça s'appelait "Double Percé"? ...

Au début, il y avait 2 arches! Mais du coup, est-ce que ça s’appelait « Double Percé »? …

En passant par Gaspé on s’arrête à l’endroit où Jacques Cartier, explorateur français, a foulé pour la première fois en 1534 le sol du pays qu’il nommera Canada. Ici à Gaspé il a érigé une croix revendiquant la région pour le Roi de France. Hé oui madame! On ne nous apprend pas ça à l’école (et c’est bien dommage…) .

« A ton avis c’est là? -Bah disons, qu’il y a une croix quoi… -Ah bah ouais, ça doit être là alors… »

Hop hop hop!! Y’a pas que Jacques qui fait des trucs de fou!!! Nous c’est à Gaspé qu’on célèbre aussi notre 25 000 ème kilomètre parcouru depuis le début du voyage ! Alors? Pas mal non?

171 000-14 6000 = 25 000km ! Tabernacle, ça en fait un bout de chemin !

171 000-146 000 = 25 000 km ! Tabernacle, ça en fait un bout de chemin !

On arrive en fin de journée au Parc National de Forillon pour y passer la nuit. C’est alors que ….Maais??!? STOOOOOOOP !!!!! MAIS? QU’EST-CE QUE C’EST QUE CA, LA, AU MILIEU DE LA ROUTE??? !!!!!

UN ORIGNAAAAAAAAL ! !!!

ENFIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN!

Notre première vraie rencontre avec l’animal emblématique, on dira même mythique, du Canada ! On ne le voit pas très bien, mais tant pis on partage ce moment d’émotion avec vous !

Tu le vois là , tu le vois bien quand même ! ça se loupe pas un engin pareil ! ! Bon ! alors ils étaient où les autres les derniers 25 000km, hein ?

Tu le vois là , tu le vois bien quand même ! ça se loupe pas un engin pareil ! ! Bon ! alors ils étaient où les autres durant les derniers 25 000km, hein ?

Et un ourson bien caché dans les cimes des arbres!

Et un ourson bien caché dans les cimes des arbres!

On est si excités par cette rencontre que le lendemain on se fait une randonnée de 8km (3h)  jusqu’au Cap Gaspé qui offre une vue panoramique sur l’ensemble de la baie; mais surtout qui nous permet de croiser une dizaine de porcs-épics!!! En effet, c’est l’une des plus grosses concentrations d’Amérique du Nord!!! Trop choupinous! Mais on croise aussi des cormorans et des fous de Bassan très répandus sur la côte Gaspésienne.

Tout gentils, mais attention : qui s'y frotte, s'y pique!

Tout gentil, mais attention : qui s’y frotte, s’y pique!

Les couleurs du printemps reprennent doucement leurs droits le long de la rando...

Les couleurs du printemps reprennent doucement leurs droits le long de la rando…

Des fous de Bassan en plein festin le long de la côte Nord de la Gaspésie.

Des fous de Bassan en plein festin le long de la côte Nord de la Gaspésie.

On arrive tranquillement au Parc National de Gaspésie….qui se trouve être géré par la province de Québec?! Mais euh??? Depuis quand le Québec a-t-il pris son indépendance et est devenu une nation? Il s’est passé tant de choses depuis qu’on est partis??? Mis à part les blagues des québécois, le parc est magnifique avec le vert qui sort timidement sur les arbres.  Hep OH! là bas ! Regardez :

Un bébé moose! De l'autre côté du pont qui nous regarde! Coucou!

Un bébé moose! De l’autre côté du pont qui nous regarde! Coucou!

Et c’est pas fini !!! Ce soir-là, on croisera pas moins d’une demie douzaine d’orignaux !!!! Youhouuuuuu! On vous les présente, quand même car vous les attendiez vous aussi :

Madame Moose

Madame Moose

Monsieur Moose

Monsieur Moose

et...euh un moose quoi !

et…euh un moose quoi !

Fous de joie, on décide de rester camper et de faire des randonnées le lendemain pour monter sur les monts, et éventuellement croiser un caribou.  Mais Dame Nature en a décidé autrement  : d’abord les randonnées qui montent assez haut pour atteindre une végétation de toundra (celle des caribous) sont fermées, car c’est la période de reproduction/ mise à bas…donc chut! on les laisse tranquilles! Et deuzio : et bien on a beau être le 25 mai, ici au Québec à moins de 300 m d’altitude…. les sentiers ils sont comme ça  :

Zut ! J'ai pas pris mes raquettes...!

Zut ! J’ai pas pris mes raquettes…!

Tant pis on fait une belle balade le long de la rivière Ste Anne.

"Ma cabane au Canada...."

« Ma cabane au Canada…. »

On reprend la route vers Matane, ville soit-disant réputée pour ses crevettes. Bon, vous nous connaissez, se sacrifier pour goûter les spécialités culinaires locales : on sait faire !

T'en veux de la crevette?

T’en veux de la crevette?

Puis on tombe sur le Parc du Bic (encore un parc National du Québec hahaha 🙂 ). C’est un vrai petit bijou qui oscille entre mer, monts, , îles et forêts. On y observe pas mal de faune notamment un banc de phoques, qui viennent se faire dorer la pilule sur les rochers!

Vu le long de la route ! Partage de rocher avec la mouette

Vu le long de la route ! Partage de rocher avec la mouette

Si si si ! Il y a une bonne dizaine de phoques sur cette photo !

Si si si ! Il y a une bonne dizaine de phoques sur cette photo !

Le pic du coin, en train de chasser son dîner !

Vue sur le parc du Bic avec Cerf de Virginie.

Vue sur le parc du Bic avec Cerf de Virginie

Il est temps de prendre le ferry et de traverser le Saint Laurent. Direction : de l’autre côté!

 

#7 : LE QUEBEC – LE SAGUENAY

Ouaiiiiiiiiiis on est du côté des baleines! Malheureusement on n’en croise aucune sur le trajet en bateau, mais on est sur la bonne route !

"Bonjour, est-ce que vous auriez vu une baleine? - Oui, c'est tout droit !"

« Bonjour, est-ce que vous auriez vu une baleine? – Oui, c’est tout droit ! »

C’est avec le regard rivé sur l’eau qu’on arrive à Tadoussac. Mais malheureusement, ce n’est pas encore la saison , elle ne commence vraiment qu’en juin-juillet et jusqu’à octobre! C’est pour ça qu’on choisit de ne pas faire de croisière sur le Saint Laurent. Et d’ailleurs on a bien fait car par 2 fois un petit rorqual vient manger dans la baie de Tadoussac à moins de 100m du bord!

"Pschhhhhhhht*!! "  *Salut (en baleine)

« Pschhhhhhhht*!! « 
*Salut (en baleine)

On rencontre aussi des voyageurs français à Tadoussac avec qui on aime partager un repas et une bière ! Une famille de Toulousains, Julie, Dominique et leurs 3 enfants, qui parcourent les USA depuis un an et qui terminent leur voyage par le Québec; et Alex et Adrien de Clermont Ferrand, qui voyagent aux USA et au Canada ! Le monde est petit !

On décide d’avancer car  il fait moche, il pleut et il fait froid!! Donc on s’enfonce dans le fjord du Saguenay, avec ses forêts et ses paysages magnifiques! On part à la recherche des bélugas dans le Parc National du Saguenay du côté de la Baie Sainte Marguerite… mais on fait chou blanc (comme le béluga). On passe ensuite par le petit village de Sainte Rose du Nord, puis par Saint Fulgence avant d’arriver à Chicoutimi . C’est entre les deux dernières villes que l’on décide de visiter un refuge pour oiseaux et autres animaux de la région, et on peut alors approcher de près des espèces de rapaces que l’on voit d’habitude de très loin…. On adore !

Le point de vue sur la Baie Marguerite, coin apprécié des bélugas... mais pas ce jour là !

Le point de vue sur la Baie Marguerite, coin apprécié des bélugas… mais pas ce jour là !

Sainte Rose du Nord, au cœur du Fjord du Saguenay

Sainte Rose du Nord, au cœur du Fjord du Saguenay

Le magnifique Pygargue

Le magnifique pygargue

La buse à queue rousse ! Vous savez le cri d'aigle qu'on entend dans les films? Et bien en fait c'est son cri à elle (d'abord!) .

La buse à queue rousse ! Vous savez le cri d’aigle qu’on entend dans les films? Et bien en fait c’est son cri à elle (d’abord!) .

Le grand duc d'Amérique ! "Attention, j'vous ai a l'oeil! "

Le grand duc d’Amérique ! « Attention, j’vous ai a l’oeil! « 

Vue sur Chicoutimi

Vue sur Chicoutimi, la ville du petit roux avec des « freckles » des Têtes à Claques (cf. Le pilote d’avion)

 

On passe la nuit dans le très joli village de l’Anse Saint Jean, tout là haut près du belvédère sur le fjord, avec en prime, un coucher de soleil… !

Vue depuis le belvédère sur le fjord... bonne nuit !

Vue depuis le belvédère sur le fjord… bonne nuit !

Le petit pont couvert u village

Le petit pont couvert du village

Et voilà on quitte le Saguenay pour passer dans la jolie région de Charlevoix.

 

#7 : LE QUEBEC – CHARLEVOIX

Sur notre chemin vers Saint Siméon, on embarque avec nous Michel et Claude, deux frères, qui se retrouvent sur le bord de la route car la courroie de leur pick-up vient de lâcher. En remerciement, Michel nous invite à passer prendre une bière à son chalet pas loin de là….. Avec plaisir! On sympathise si bien que l’on accepte avec joie leur invitation à manger puis à passer la nuit dans sa cabane en bois rond (typiquement canadienne) ! L’endroit est magique au bord de la rivière et visité par une multitude d’oiseaux. Michel nous laisse même essayer son VTT. Nananananananan , un VTT ici c’est pas un Vélo Tout Terrain ; non, ici c’est un Véhicule Tout Terrain! Un quad si tu préfères! On passe un super moment et on ne regrette pas de s’être arrêter pour aider ces deux-là!

VTT, en taille canadienne quoi !

VTT, en taille canadienne quoi !

Fonce Benji !

Fonce Benji !

Un petit coin de paradis

Un petit coin de paradis

Ma cabane au Canada....

La cabane, so Canada!

On reprend notre descente vers Montréal tout doucement, et on flâne dans la rue principale de la charmante Baie Saint Paul.

Pique-nique face à l'Ile aux Coudres.

Pique-nique face à l’Ile aux Coudres.

Puis on arrive à Sainte Anne de Beaupré où on visite la belle basilique.

Elle en impose quand même !

Elle en impose quand même !

La nef, dont les bancs sont tous ornés d'une gravure d'animal... on sait toujours pas pourquoi d'ailleurs!

La nef, dont les bancs sont tous ornés d’une gravure représentant chacune un animal… on ne sait toujours pas pourquoi d’ailleurs!

La statue de Ste Anne

La statue de Ste Anne

Et voilà ! On redescend vers Québec City, pour une dernière promenade le long du Vieux Port et dans le Petit Champlain; et c’est vraiment mieux avec le soleil et la verdure !

le marché du Vieux Port

le marché du Vieux Port

Vers la Place Royale

Vers la Place Royale

LE quartier du Petit Champlain sous le soleil !

Le quartier du Petit Champlain sous le soleil !

Un arc-en-ciel nous accompagne quand on quitte la ville !

Un arc-en-ciel nous accompagne quand on quitte la ville !

 

La route entre Québec et Montréal n’a pas grand intérêt, on trace donc rapidement pour arriver à Montréal… sous le soleil!

 

Ce qu’on en retient : En fait, les orignaux du Canada, ils habitent tous en Gaspésie.

Ce qu’on aime : Voir des orignaux, ENFIN ! Et aussi une faune toujours aussi variée : baleines, phoques, oiseaux en TOUT genre, porcs-épics, ours, etc… !

Ce qu’on aime moins : Ne pas avoir vu plus d’orignaux. Ne pas avoir pouvoir faire les randos qu’on veut à cause de la neige, au mois de MAI! Et que la majorité des sites sont encore fermés. Avoir ce sentiment que le Canada, on ne le visite que de juin à septembre….

Exploit notable : N’avoir pris que 2 tout petits kilos malgré tout ce qu’on s’est baffré en chemin !!!!

Episode marquant : Vous vous souvenez de Michel et Claude à Charlevoix? Et bien lors de notre soirée passée chez eux, on regarde notre « première game » de hockey ! En mode home cinema, écran géant et fauteuils comme dans Friends! Go Habs GO! Bon, ils ont perdu mais nous on a adoré!

 

On the road again : du Quebec à la Nouvelle Ecosse! (2 mai – 18 mai 2014)

Etat des lieux de l’appart : check!

Chargement du van : check!

Plein de bouffe et d’essence : check!

CA Y EST, NOUS VOILA REPARTIS SUR LA ROUTE!!!

#1 : QUEBEC

Bien contents de quitter Montréal pour voir du pays (ou ce qui nous en reste), on prend la route plein Est en direction de l’océan Atlantique. Notre premier stop sera Québec City – encore – mais cette fois-ci bien moins froide et enneigée! On est impressionnés de redécouvrir la capitale québécoise : c’est tout de suite plus agréable dès que le mercure repasse au dessus de zéro 🙂

Les incontournables Château Frontenac...

Les incontournables Château Frontenac…

... et hôtel du Parlement!

… et hôtel du Parlement!

Enfin… plus de neige, c’est vite dit, surtout quand on s’arrête sur le parking du magasin Walmart de Québec pour passer la nuit :

Oui oui, ceci est bien un camping-car à taille réelle...

Oui oui, ceci est bien un camping-car à taille réelle…

En quittant Québec City, on fait un crochet pour admirer l’impressionnante chute Montmorency, haute de 83 mètres, qui est aussi un spot très prisé des escaladeurs de glace l’hiver :

Pour l'échelle, on a en haut à gauche le "tout petit" manoir Montmorency

Pour l’échelle, on a en haut à gauche le « tout petit » manoir Montmorency

Le passage au dessus de la chute est tout simplement vertigineux!

Le passage au dessus de la chute est tout simplement vertigineux!

Notre remontée du fleuve Saint Laurent par sa rive Sud n’est pas exceptionnellement intéressante, surtout avec une météo des plus pourries : froid, pluie, grisaille, bref, un printemps québécois bien sympa! On retiendra quand même un stop agréable à Rivière-du-Loup où nous avons pu nous dégourdir les jambes au cours d’une petite ballade dans le Parc des Chutes.

 

#2 : NOUVEAU BRUNSWICK

A notre arrivée dans cette première Province Maritime, nous fêtons notre 20 000 ème kilomètre de roadtrip depuis Vancouver :

Toujours bonne roue bon phare, la Van'S!

Toujours bonne roue bon phare, la Van’S!

Après Edmunston, ville d’entrée de la province sans grand intérêt, nous filons plein Sud en longeant la frontière américaine. D’avis de Canadien, le Nouveau Brunswick, c’est juste une longue route ennuyeuse avec beaucoup d’orignaux (300 accidents de la route par an mettant en cause un véhicule et un orignal)… mais nous, avec notre chance légendaire, on en croisera… zéro, bien sûr!

Et pourtant, on a roulé exprès à la tombée de la nuit, damned!

Et pourtant, on a roulé exprès à la tombée de la nuit, damned!

En revanche, la route est effectivement assez ennuyeuse. Notre seul stop distractif sera… un pont! Mais pas n’importe quel pont siou plait : le pont couvert le plus long du monde, celui de Hartland!

Le pont de la rivière Kwaï?

Le pont de la rivière Kwaï?

1282 pieds, c'est 380 mètres (ça en fait des orteils!)

1282 pieds, c’est 391 mètres (ça en fait des orteils!)

On arrive bien vite tout au Sud de la province, là où les choses sérieuses commencent! En effet toute la côte méridionale du Nouveau Brunswick est baignée par les eaux de la baie de Fundy. Cette baie est célèbre pour abriter les marées les plus fortes du monde, du fait de sa configuration en entonnoir, avec une amplitude pouvant aller jusqu’à 21 mètres!

Nous commençons à explorer la baie en choisissant d’aller faire un tour sur l’île Deer avant de visiter la ville très industrielle de Saint John :

Sans surprises, sur l'île du Daim, il y a... des daims!

Sans surprises, sur l’île du Daim, il y a… des daims!

Principal attrait de Saint John : ses chutes réversibles

Principal attrait de Saint John : ses chutes réversibles

Les chutes réversibles sont une bonne illustration de la puissance des marées de la Baie de Fundy : alors que le fleuve Saint Jean se jette dans la Baie à marée basse, le courant d’eau s’inverse à marée haute, permettant aux eaux de la Baie de remonter le fleuve!

Mais la route nous amène bien vite à visiter Fredericton, la capitale du Nouveau Brunswick. Si elle est plus petite que sa rivale industrielle Saint John, Fredericton est une ville bien plus agréable où bâtiments gouvernementaux et vieilles bâtisses s’harmonisent parfaitement avec de grands espaces verts :

L'Assemblée legislative du Nouveau Brunswick, siège du gouvernement provincial

L’Assemblée legislative du Nouveau Brunswick, siège du gouvernement provincial

C'est plutôt rupin dans le coin!

C’est plutôt rupin dans le coin!

On quitte ensuite la civilisation pour s’enfoncer dans les profondeurs de la forêt du Parc National de Fundy. Malheureusement pour nous, la saison touristique est loin d’être commencée ici et nous ferons que traverser le parc, la plupart des sentiers de randonnée étant fermés, quand ils ne sont pas couverts de neige 😦 Même le petit village touristique d’Alma à la sortie du parc semble être encore figé dans l’hiver, les habitants restant terrés chez eux en attendant les touristes estivaux :

Si si, il y a bien un sentier sous cette masse de neige!

Si si, il y a bien un sentier sous cette masse de neige!

Ne manque plus que les cocktails... et un soleil d'été!

Ne manque plus que les cocktails… et un soleil d’été!

Vue sur la Baie depuis notre chambre au petit matin :)

Vue sur la Baie depuis notre chambre le matin 🙂

On est bien sur la piste des homards, c'est déjà ça!

On est bien sur la piste des homards, c’est déjà ça!

Après un stop au Cap Enragé pour une vue panoramique sur la Baie, on s’arrête admirer de curieuses formations rocheuses sculptées par les puissantes marrées de la Baie : les Hopewell Rocks. Ces « pots de fleurs » comme on les appelle ici sont en fait ce qu’il reste des falaises de grès rongées par les vagues et les vents. Impressionnant, surtout quand on s’y promène à marée basse :

Volumineux, ces pots de fleurs!

Volumineux, ces pots de fleurs!

Attention Pierre : chute de pierre!

Attention Pierre : chute de pierre!

Notre dernière étape au Nouveau Brunswick avant de passer en Nouvelle Ecosse sera la ville francophone de Moncton, regroupant une forte concentration d’Acadiens, ce peuple descendant des colons Français émigrés en Nouvelle France au début du XVIIe siècle. Nous profitons d’un brin de soleil pour faire une belle ballade dans le Mapleton Park où nous croisons pas mal d’oiseaux. Moncton et sa voisine Dieppe sont aussi pour nous une halte gastronomique, puisque nous y découvrons la fraîcheur des wraps veggies de chez Freshii ainsi que la simplicité acadienne d’une guédille au homard lors d’une visite du marché aux fermiers de Dieppe :

Oui c'est vert, mais qu'est ce que c'était bon!

Oui c’est vert, mais qu’est ce que c’était bon!

Ici le homard, tu peux le manger en hot dog, tout simplement!

Ici le homard, tu peux le manger en hot dog, tout simplement!

Avant de partir vers la Nouvelle Ecosse, on se rend sur les rives de la rivière Peticodiac pour tenter d’observer un autre phénomène particulier de la Baie de Fundy. En effet dans la rivière, qui se se vide et se remplit deux fois par jour sous l’effet des marées de la Baie, se forme une petite vague appelé mascaret, qui précède la montée des eaux,et qui remonte le cours de la rivière depuis la Baie. Bon au final, on ne verra qu’une maigre vaguelette, la marée ne devant pas être suffisamment puissante ce jour-là.

Des gradins pour observer le mascaret... ou pas!

Des gradins pour observer le mascaret… ou pas!

Bon, pour votre curiosité, on vous propose en lot de consolation de regarder la vidéo d’un mascaret exceptionnel (celui qu’on aurait aimé voir quoi!).

#3 : NOUVELLE ECOSSE

On entre en Nouvelle Ecosse… sous la pluie, pour changer! On s’arrête rapidement pour prendre en photo le phare des 5 îles puis on file jusqu’au site national historique de Grand Pré, haut lieu de l’histoire acadienne.

Nouvelle Ecosse, nous voilà!

Nouvelle Ecosse, nous voilà!

5 îles et un phare... et beaucoup de pluie aussi!

5 îles et un phare… et beaucoup de pluie aussi!

Les Acadiens ont appelé ça « le grand dérangement » : il s’est agit en fait d’une massive déportation de plus de 10 000 Acadiens par les forces britanniques en 1755, car les Acadiens refusaient de porter allégeance à la Couronne britannique, à la veille de la guerre de Sept Ans qui opposa le Royaume de France au Royaume de Grande-Bretagne. Les Acadiens ainsi dispersés au Canada, aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne, revinrent à la fin de la guerre, mais durent tout rebâtir car leurs terres avaient été confisquées et leurs maisons brûlées (Bravo les Rosbifs!).

Alors qu’on traverse un grand pré (il y en a plein dans la région!), on aperçoit un couple de pygargues à tête blanche se nourrissant sur une carcasse, ce qui nous permet quelques belles photos!

La statue d'Evangéline, symbole de la déportation des Acadiens

La statue d’Evangéline, symbole de la déportation des Acadiens

L'aigle en vol

Le symbole des USA en pleine action!

Pour déjeuner, on s’arrête sur la côte au Hall’s Harbour Lobster Pound, un restaurant installé à l’arrivée du débarcadère à homards. Le concept est simple : tu vas dans la boutique de souvenirs attenante pour choisir dans un vivier ton homard fraîchement pêché du matin (normal!), puis tu vas t’installer dans la salle de restaurant en attendant une vingtaine de minutes qu’on te le prépare… un délice! Les prix sont bien entendu très bas étant donné le peu d’intermédiaires entre la mer et l’assiette (moins de 15 euros le kilo) :

Cette femme est vendeuse de souvenir, mais pas que!

Cette femme est vendeuse de souvenirs, mais pas que!

Juste délicieux!

On ne peut pas faire plus frais!

La route est belle sur la côte nord de Nouvelle Ecosse, et c’est sous le soleil que nous débarquons en fin d’après-midi à Annapolis Royal, réputée être le cœur de l’Acadie.

Ça sent les vacances!

Ça sent les vacances!

Ambiance bucolique au palais de justice

Ambiance bucolique au palais de justice

En continuant plus à l’Ouest, on s’arrête déguster de délicieuses pétoncles frites à Digby, puis on découvre une région où la culture acadienne est dominante, et où les églises poussent comme des champignons :

A Church Point, le gars qui a construit cette église, la plus haute église en bois d'Amérique du Nord, ne savait ni lire, ni écrire...

A Church Point, le gars qui a construit cette église, la plus haute église en bois d’Amérique du Nord, ne savait ni lire, ni écrire…

Plat national acadien, la râpure : patates râpées, oignons, poulet!

Plat national acadien, la râpure : patates râpées, oignons, poulet!

Arrivés à la pointe Ouest de la province, on passe assez vite Yarmouth et son phare à la forme très particulière, pour filer en direction de la capitale, Halifax. Sur le chemin, on s’arrête à Liverpool où a débarqué en 1604 le célèbre Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec. On fait également escale à Lunenburg, petit port de pêche très pittoresque et berceau du légendaire Bluenose, cette goélette construite en 1921 qui a remporté toutes les compétitions de vitesse à la voile pendant 18 ans (tellement emblématique qu’elle est devenue l’effigie de la pièce canadienne de 10 cents). La journée s’achève par un magnifique coucher de soleil sur Peggy’s Cove, minuscule village de pêcheurs réputé pour son phare si photogénique!

L'étrange phare du Cap Fourchu, à Yarmouth

L’étrange phare du Cap Fourchu, à Yarmouth

L'ami Samy est passé par là!

L’ami Samy est passé par là!

Les petites maisons colorées de Lunenburg

Les petites maisons colorées de Lunenburg

Peggy's Cove, ses rochers de granit, son phare mythique, et ses nombreux photographes :)

Peggy’s Cove ou la baie des cochons canadienne 😉

L’heure est venue pour nous de visiter Halifax, capitale de la Nouvelle Ecosse. Une bien belle ville, très agréable à visiter avec sa longue promenade en bois le long des quais. Parmi les nombreux points d’intérêt de la ville, on retiendra notamment les Historic Properties, ensemble de vieux entrepôts portuaires reconvertis en cafés et boutiques. Un autre site attire étrangement notre attention : il s’agit d’un cimetière que l’on visite pour se recueillir sur la tombe de… Jacques Dawson! Ça ne vous rappelle rien? Léo diCaprio l’a incarné au cinéma, en voyou séducteur de petites bourgeoises à bord d’un des plus grands et luxueux paquebots jamais construits… le Titanic! Et oui, après le naufrage du Titanic au large de Terre-Neuve,  les corps repêchés ont été pour la plupart acheminés à Halifax où beaucoup y ont été enterrés faute d’avoir pu être identifiés ou réclamés par leurs familles.

Vue de Halifax depuis le traversier pour Dartmouth.

Vue de Halifax depuis le traversier pour Dartmouth.

Les Historic Properties, un repaire de corsaires, pour sûr!

Les Historic Properties, un repaire de corsaires, pour sûr!

L'horloge de la vieille ville, qui donne l'heure depuis 200 ans!

L’horloge de la vieille ville, au pied de la citadelle, qui donne l’heure depuis 200 ans!

RIP Léo

RIP Léo 😦

Notre guide touristique précise qu' »une visite en Nouvelle Ecosse ne saurait être complète sans un arrêt à l’île du Cap Breton ». Et ça tombe plutôt bien : c’est un des incontournables de notre bucket list des Maritimes!  Pour arriver sur l’île, on fait emprunter à Van’S une digue qui traverse le détroit de Canso et dont la base repose à 65 mètres au fond de l’océan!

L’île est célèbre pour sa musique traditionnelle écossaise jouée au violon populaire (fiddle), que l’on peut découvrir sur la Ceilidh Trail. On en aura d’ailleurs une petite démonstration lors d’un arrêt à la distillerie de whisky Glenora.

En short et les pieds dans l'océan... fait plutôt rare pour un mois de mai canadien!

En short et les pieds dans l’océan… fait plutôt rare pour un mois de mai canadien!

La distillerie sur fond de forêt encore en hibernation...

La distillerie sur fond de forêt encore en hibernation…

Mais l’île est surtout courue des touristes pour la Cabot Trail, cette route panoramique qui serpente à travers les reliefs du Parc National des Hautes Terres du Cap Breton. Au préalable, on fait escale à Chéticamp aux porte du Parc, pour faire le plein de victuailles et déguster un « lobster dinner » : homard entier, servi avec légumes, frites et coleslaw + dessert + café ou thé… le tout pour 29$ par tête (et avec vue sur l’océan, s’il vous plait)!

Ce qu'on appelle ici un "lobster dinner" avec vue sur l'océan... pour seulement 29$!

Oh non, encore du homard 😉 !

Le phare de Chéticamp, fièrement décorée au couleurs de l'Acadie.

Le phare de Chéticamp, fièrement décorée au couleurs de l’Acadie.

La visite du Parc National est un pur plaisir, même si notre enthousiasme est quelque peu freiné dès que l’on décide de faire de la rando : tu as le choix entre sentier enneigé ou inondé (ça dépend de ta paire de chaussure…). Gertrude parviendra quand même à « apercevoir » furtivement un timide orignal en contrebas d’un belvédère!

On vous emmène?

On vous emmène?

Sous la neige... l'été!

Sous la neige… l’été!

Soirée bière, ukulele et oucher de soleil à Pleasant Bay

Soirée bière, ukulélé et coucher de soleil à Pleasant Bay

Vue plongeante sur Freshwater Lake.

Vue plongeante sur Freshwater Lake

Avant de quitter l’île du Cap Breton, on passe par Sydney (bien moins belle que sa cousine australienne) et surtout par Louisbourg, petit village de pêcheurs qui abrite le site national historique de la forteresse du même nom, place forte de la France du XVIIIe siècle qui lui permettait de garder le contrôle sur les pêcheries de morues. On y rencontrera Ian, un ranger du site, qui devant notre air dépité à cause de la météo pourrie du jour, nous proposera une visite privée de la forteresse (encore fermée aux touristes pour la saison).

Suivez le guide... heu, le ranger!

Suivez le guide… heu, le ranger!

La porte d'entrée du Nouveau Monde pour beaucoup de Français au XVIIIe siècle

La porte d’entrée du Nouveau Monde pour beaucoup de Français au XVIIIe siècle

Les amoureux de la forteresse!

Les amoureux de la forteresse!

Une des meilleures façon de quitter une Province Maritime, c’est par la mer. C’est donc ce qu’on fait en empruntant le ferry à Caribou en direction de l’île du Prince Edouard… l’aventure continue!

 

Ce qu’on en retient : Une fois de plus, la beauté sauvage du Canada, dans un décor cependant assez différent des provinces précédemment visitées. On remarque également une histoire et une architecture plus ancrée dans l’Histoire, puisque la colonisation des Provinces Maritimes est beaucoup plus ancienne que celle de l’Ouest canadien.

Ce qu’on aime : Manger du homard à portée de bourse, partout, tout le temps!

Ce qu’on aime moins : Le « printemps » qui aura bien joué avec nos nerfs. Terrible de se dire qu’au mois de mai, tu ne peux mettre tes tongs et ton short qu’une demie-journée…

Exploit notable : Réussir à sortir vivants d’un guet-apens tendu par un Ricain complètement fou! Juste avant d’arriver sur l’île du Cap Breton en Nouvelle Ecosse, on décide de s’arrêter pour dîner dans un restaurant qui semble servir du homard à bon prix. On est alors accueillis par un grand excentrique au regard de dingue, qui fait exploser des pétards et vocifère des « welcome » en nous mettant d’autorité un verre de jus d’orange dans la main. Il nous pose 100 questions à la minute (et des vraiment bizarres!) en nous entraînant dans sa boutique de souvenirs très glauque (pas de trace de restau, malgré ce qu’indiquait le panneau!). Puis il se met à nous parler avec fougue de la fondation Terry Fox pour la recherche contre le cancer, en nous demandant de signer un papier de promesse de don et en nous demandant de vider nos poches des dollars ou euros qu’on pourrait avoir sur nous. Au final, nous aurons grande peine à sortir de ce traquenard, et nous n’aurons pas même vu la queue d’un homard!

Episode marquant : Vous vous souvenez de Ian, le gentil ranger de la forteresse de Louisbourg sur l’île du Cap Breton qui nous a fait une visite privée du site? Et ben ce n’est pas tout! Alors qu’on revenait d’aller voir le phare de l’autre côté de la baie, on croise Ian dans son pick up qui demande si nous avons déjà soupé. On lui répond que non (en même temps il est 5h de l’après-midi!), et là, il nous propose de venir partager son souper chez lui. Nous le suivons donc et faisons la connaissance de sa femme et son fils pendant que nous nous attablons. C’est alors qu’au milieu de la table apparaît un plateau… de 4 beaux homards! Sans mentir les meilleurs homards qu’on ait jamais dégustés, fraîchement pêchés du matin et achetés 5 dollars pièce à l’arrivée du bateau! Adorable jusqu’au bout, Ian, qui est aussi fin photographe à ses heures perdues,  nous offre même de repartir avec 3 de ses clichés grand format, dont un magnifique aigle à tête blanche… Bref, l’une de nos plus belles rencontres au Canada!

Le printemps à Montréal (mars – avril 2014)

Le quoi ??? Printemps? !! Non, on ne connaît pas ça ici ! Ici les saisons ne sont pas les mêmes qu’en France ! Bien qu’on soit dans le même hémisphère de la planète, au Canada les saisons c’est : 8 mois d’hiver, 3 mois d’été, 1 mois d’automne (dont 15 jours de jolies couleurs flamboyantes). En gros…. Oui il en manque une : le printemps ! Ici on te dira que le printemps c’est quand il ne neige plus mais qu’il pleut, et que les tas de neige commencent à fondre, en avril….Nous on dit , que cette saison n’existe pas ici , point. Elle a fui le pays. Quoi des preuves? Vous voulez des preuves ?!!!

Notre beau jardin sous la neige.... un 28 MARS 2014 !

Notre beau jardin sous la neige…. un 28 MARS 2014 !

Bref, c’est dans cette ambiance bucolique qu’on accueille Aude et Alexis, un couple d’amis français. C’est lors d’une balade dans le centre ville de Montréal que l’on croise une station de métro…parisienne! En effet , la station Square Victoria a la même architecture que les édicules parisiens de Guimard.

Gertrude est quelque peu nostalgique...

Gertrude est quelque peu nostalgique…

Après avoir passé la journée  à éviter de glisser sur la neige de printemps, on va se réchauffer aux FOUFOUNES ELECTRIQUES !!!!!! Un bar mythique de la ville. Pour infos, les « foufounes » signifient les fesses en québécois. Ici, tu te remues les fesses sur le bon son du bar rock-punk!

Ambiance...

Ambiance…

... Rock...

… Rock…

...'n'roll !

…’n’roll !

En mode insolite, il y a une place à Montréal qui vaut vraiment le détour pour festoyer : L’Auberge du Dragon Rouge ! Qu’à cela ne tienne on y court ! C’est une taverne du moyen-âge, qui vous fait voyager à travers le temps. Aux murs : des œufs de dragon, des hallebardes, des masses d’arme, des boucliers, des têtes de dragon en trophées… Dans la salle : ménestrels qui chantent, taverniers et damoiselles en tenue d’époque qui servent, et clients attablés qui, pour passer commande, crient « aubergiste, mon auge » ! Dans les assiettes : pas de place pour les végétariens ici! Au menu : sanglier, canard, bœuf, griffes de dragon! Pas de fourchette mais un coutelas et une cuillère!

Engageant non?

Engageant non?

On est 4 , on a 2 assiettes qui prennent presque toute la table. On n'a pas tout fini, mais on s'est régalés!

On est 4 , on a 2 plats qui prennent presque toute la table. On n’a pas tout fini, mais on s’est régalés!

La bière dans le chaudron et à la louche ! Très sympa à partager avec nos voisins de table québécois !

La bière dans le chaudron et à la louche ! Très sympa à partager avec nos voisins de table québécois !

Les ménestrels sont "on fire"!

Les ménestrels sont « on fire »!

Bref, on fait ripaille ! Et on se sent l’envie de chanter…. un peu comme ça : http://www.youtube.com/watch?v=-URl0PmKqyQ Pour se remettre de nos émotions on décide de se mettre au vert, et de partir pour Mont Tremblant, la station de ski de Montréal. Une de nos amie Anne-Marie nous accueille chaleureusement dans son chalet où on se détend, avec vue sur les pistes. Puis on visite le petit village de Mont Tremblant, qui nous fait un peu penser à Whistler en Colombie Britannique, pour son côté Walt Disney.

Relax au coin du feu, avec la french touch!

Relax au coin du feu, avec la french touch!

Tremblant. Y'a même une remontée mécanique qui te fait passer au dessus de la ville, comme un manège quoi !

Tremblant. Y’a même une remontée mécanique qui te fait passer au dessus de la ville, comme un manège quoi !

Mais LE souvenir de-fou-de-la-mort-qui-tue de ce week end , c’est le SPA NORDIQUE de Mont Tremblant. Vous vous souvenez de Bota Bota à Montréal? On « capotait*  » déjà sur le concept!   Mais là, c’est le niveau au-dessus, en mode 2.0 ! Le complexe reprend le même concept des parcours de bains chauds puis froids, sauf que là , t’es au milieu de la forêt, dehors, au bord de la rivière gelée, dans laquelle tu te fais ton bain froid à 0°C! Le paradis sur terre, on ne voulait plus partir!

(*capoter : verbe québécois signifiant « halluciner », « rendre dingue » etc… ex : « j’ai été au Spa Nordique, j’ai capoté ! « , marche aussi en version négative : « j’ai été coincé 3 heures dans le trafic avec mon char*, j’ai capoté !  » )

(*char : nom québécois qui signifie « voiture »! )

Le comité d'accueil du spa! Qui t'attend dès le parking! "coucou" !

Le comité d’accueil du spa! Qui t’attend dès le parking! « coucou » !

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Les jacuzzi à l’extérieur, les saunas et hammam à l’intérieur, et tout au fond la rivière du Diable pour se … rafraîchir! (tu peux cliquer pour agrandir, et baver de jalousie) 😉

Après une visite obligatoire par une cabane à sucre, nos amis s’envolent pour la France le 12 avril, et il n’y a (ENFIN) quasiment plus de neige dans la ville ! On profite d’un rayon de soleil pour aller visiter deux expos temporaires qui reviennent tous les ans à Montréal :  Papillons en Liberté au Jardin Botanique , où en en prend plein mirettes; et on va s’amuser sur les arrêts de bus transformés en balançoires musicales le temps du « printemps » Place des Arts.

On retombe en enfance !

On retombe en enfance !

Et on s'amuse comme des petits fous !

Et on s’amuse comme des petits fous !

Un érable japonais : une version en mini de ceux d'ici , trop choupi !

Un érable japonais : une version en mini de ceux d’ici , trop choupi !

Un beau monarque !

Un beau monarque !

Un mur d'insectes à l'Insectarium !

Un mur d’insectes à l’Insectarium !

C’est pas tout ça mais le temps passe (très vite) ! On est déjà le 27 avril, jour de notre dernier service à la Panthère Verte ! Et oui l’heure du road trip a sonné à nouveau, il est temps pour nous de quitter Montréal, notre colocation ainsi que nos chers collègues! On organise un « parté » de départ haut en couleurs, on ré-équipe Van’S, à peine le temps de dire « ouf » qu’on ferme la porte et qu’on démarre le moteur!

Mmmmmmh des nachos et des petits plats maison!

Mmmmmmh des nachos et des petits plats maison!

EUuuuuh...non! C'était pas nous, c'était le chat!

EUuuuuh…non! C’était pas nous, c’était le chat!

Et la chambre vide, retour à la case départ !

Et la chambre vide, retour à la case départ !

 

Ce qu’on en retient : C’est qu’il n’y a pas de printemps ici ! Vous l’aurez compris!  Il paraît que cette année c’était particulier, tout ça, blablabla… mouais, en tous les cas, les saisons ne sont pas les mêmes que chez nous, c’est sûr ! Et on se rend compte que le renouveau du printemps, ça manque  ; surtout après un hiver si long et si rude !

Ce qu’on aime : le Spa Nordique de Tremblant, of course! Un de nos meilleurs souvenirs, et qui était accentué par le contraste saisissant entre le spa en extérieur et la neige environnante! Comme quoi, ça a du bon l’hiver tardif parfois… !

Ce qu’on aime moins : Avoir des tempêtes de neige jusqu’au 1 er avril ! Au moment même où tu vois la neige fondre, que tu t’apprêtes à mettre d’autres chaussures, que tu te réjouis de revoir le sol (oui oui même le béton gris que ça fait 5 mois que tu ne sais plus ce que c’est) et bah nan : BIM la tempête dans ta tronche!

Exploit notable : Réussir en 1 semaine à : poser notre démission, donner le préavis de la coloc’,  publier les annonces pour la chambre et pour Van’S,  planifier le roadtrip dans les Maritimes à l’Est du Canada, définir notre prochaine destination, notre budget, et acheter les billets pour y aller, planifier des sorties de déglingos pour nos amis en visite, et accessoirement, travailler! Bref un vrai marathon, mais qui valait le coup!

Episode marquant : D’abord parlons de notre démission: un mail disant « on s’en va dans 2 semaines » a suffi . Pas de préavis, pas de formalité. Aussi rapide et facile que l’embauche!

Et sinon, on va la faire courte, mais concernant notre chambre en colocation, nous n’avons pu récupérer qu’une partie de notre caution seulement. Il faut savoir qu’au Québec les cautions sont ILLÉGALES. Nous ne le savions pas au début, mais bref, ne prenez rien qui demande une caution ! Ça vous évitera ce genre de mauvaises surprises.

 

Allez, salut Montréal et en route Van’S !

 

L’hiver à Montréal : Aglaglagla! (décembre 2013 – mars 2014)

Purée  Hostie, voilà l’hiver!!

« Bah quoi ? » me direz-vous? BAH QUOI !!???? Mais on est à MONTREAL, et en plus c’est l’HIVER! C’est un peu le détail climatique le plus redouté et attendu à la fois pour nous autres petits frenchies !

Même pas peur, on commence même par les bases (après l’équipement-contre-le-froid-polaire-au-secours, of course!) :

Le calendrier de l'avent...

Le calendrier de l’avent…

... et le (faux) sapin !

… et le (faux) sapin !

Il n’y a d’ailleurs pas que nous :  depuis quelques jours maintenant, tout le quartier se pare de jolies guirlandes lumineuses et/ou de drôles de bonshommes gonflables ! Et pour arroser le tout, une petite tempête de neige vient mettre le point d’orgue, et parsemer de blanc la déco !

Pas de doute c'est Noël !

Pas de doute ça sent Noël !

Et y'a moyen qu'on ait un White Christmas cette année ! :)

Et y’a moyen qu’on ait un White Christmas cette année ! 🙂

En parlant de tempête de neige! Pour toi la neige c’est au ski sur les pistes, soleil, chalet, feu de bois, etc… Quand c’est en ville on parle de quoi ? 10 cm maaaaaaaaaaaaaaaaximum répartis sur 2/3 jours !

Bon ! Et bien ici une tempête de neige c’est pas ça !

C’est même pas ça d’ailleurs :

Première tempête de neige début décembre ! On est impressionnés !

Première tempête de neige début décembre ! environ 10cm de neige sont tombés cette nuit dans notre jardin! On est impressionnés !

Nanananananananan! Une tempête de neige au Québec, une tempête « normal c’est l’hiver », ici c’est plutôt ça :

Une VRAIE tempête de neige 10 jours après la première, OK on a saisi la différence!

Une VRAIE tempête de neige 10 jours après la première, 50 cm de neige en une nuit! OK on a saisi la différence!

[KE WUAH tu vois pas trop la différence????!!!! Fixe toi les chaises en plastique blanc (moches) à droite et compare les 2 photos, puis on en reparle! M’enfin! Tu vois toujours pas? Cherche le pot de fleur en bois ou même le pichet orange dans la deuxième photo….. ]

Mais la neige c’est tout un programme à Montréal, c’est un vrai spectacle son et lumière!

Acte 1 : t’en prends plein la vue (et t’en as aussi dans les yeux !) La neige c’est magnifique : tu te réveilles le matin et tout est blanc, et très calme!

Alone in the White!

Acte 2 : Branle-bas de combat!  Les déneigeuses arrivent avec leurs sirènes, leurs pelleteuses et vlan! la neige disparaît sur les routes, de grands monticules blancs se dressent au coin des rues, et il existe même des mini déneigeuses …. pour les trottoirs !

Et encore c'est que le début de la tempête!

Et encore c’est que le début de la tempête!

Acte 3 : la chute ! Bah oui tu patines, tu glisses, tu tombes! La neige c’est traître, il faut faire attention! Tu peux aussi te retrouver d’un coup le pied enfoncé, avec de la neige jusqu’au genou ! Faut bien prévoir son coup !

Et ouais c'est dangereux la neige , si tu lui tombes pas dessus, c'est qui le fait !

Et ouais c’est dangereux la neige, si tu lui tombes pas dessus, c’est elle qui le fait!

Dans un élan d’altruisme intense, nous partageons avec vous, et en exclusivité, notre:

–PETIT GUIDE DE SURVIE A LA NEIGE–

1- T’es équipé ça va sans dire : des bottes imperméables, un manteau coupe-vent et rembourré, une tuque (comprenez un bonnet), des bons gants et des BAS DE LAINEUUH (c’est qui laineux?!)

2 – Of course t’as une pelle : déneiger dès qu’il neige c’est indispensable car après ça gèle! Et les maisons ici ont toutes des marches! Donc si tu ne veux pas passer l’hiver avec un plâtre : la pelle est là , juste derrière la porte!

3- Si t’es une fille comme Gertrude (si si!) tu investis TOUT DE SUITE dans du maquillage WATERPROOF ! Le journal de Montréal a failli titrer : « un panda dans le métro » avant de s’apercevoir que c’était Gertrude qui venait à pieds de chez elle à la station la plus proche!

4 – T’auras les poils de nez qui frisent aussi, mais ça c’est plus le froid que la neige… Et en plus y’a rien à faire!

5- Nononononon, la neige ne sera jamais une excuse valide ici pour ne pas aller travailler : ton boss est clair, tu prévois de te lever plus tôt le temps de déneiger devant chez toi (cf. règle n°2)! Si t’as une voiture, compte à peu près une heure !  (joie)

6- En fait, tu n’as pas de voiture ! Hop là, comme ça c’est réglé! Témoignage éloquent ici !

7- Tu seras toujours étonné de la quantité de neige qui peut tomber en un temps record ici! Ne prononce jamais la phrase « ça va bientôt se calmer » ! Tu risquerais de la provoquer !

 —

Bon! Voilà un court topo des essentiels de l’hiver à Montréal!  Mais heureusement la vie continue, et il y a pas mal de choses  à faire en ville durant cette période assez rude!

Tout d’abord comme on le disait, c’est la période des fêtes de fin d’année! On est chanceux car la famille de Gertrude débarque! Et on se fait plaisir!

Un beau noël aves l'un des meilleurs cadeaux du monde au Canada ...

Un beau noël avec l’un des meilleurs cadeaux du monde au Canada …

.... du fromage ramené de France ! Vive les parents!

…. du fromage ramené de France ! Vive les parents! Gertrude verse une larme de joie!

On est des oufs, on en profite pour se faire une bonne raclette ! Et ça c'est vraiment un repas de fête quand tu connais les prix des produits laitiers au Canada!

On est des oufs, on en profite pour se faire une bonne raclette ! Et ça c’est vraiment un repas de fête quand tu connais le prix des produits laitiers au Canada!

Malheureusement, les Québécois n’ont pas l’air d’aimer la synchronicité et l’ambiance « marché de Noël » n’est plus au programme puisque la plupart d’entre eux ont eu lieu fin novembre ou début décembre! (au moment où nous publions, nous n’avons toujours pas l’explication!).  On décide alors, entre les deux réveillons de faire une petite visite au Biodôme de Montréal en famille!

C’est un espace dédié à la faune et la flore du continent américain et qui sont regroupées par zones climatiques. Chacun des climats est reconstitué selon la latitude où l’on se trouve sur le continent. On voyage certes, les enfants et en particulier le petit frère de Gertrude sont fascinés, mais on ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur quand on voit ces animaux enfermés, pas même à l’air libre, mais sous un dôme!

La partie de l'Amérique tropicale grandeur nature !

La partie de l’Amérique tropicale grandeur nature! Il fait 28°C

On continue la visite en arpentant les rues du Vieux Montréal décoré pour l’occasion !

Une balade rafraîchissante au Vieux Port ....

Une balade rafraîchissante au Vieux Port ….

... et on admire les jolies lumières de la Place d'Armes

… et on admire les jolies lumières de la Place d’Armes

Nous la neige, on en redemande! Alors on part à la conquête du Mont Royal, la « montagne » de la ville surnommée ainsi par ses habitants! Bah quoi? Elle fait quand même bien ses…. 234 mètres !

Un bon moyen de monter sur le Mont Royal : le taxi-luge!

Un bon moyen de monter sur le Mont Royal : le taxi-luge!

Et une vue imprenable sur Montréal enneigé...

Et une vue imprenable sur Montréal enneigé…

A peine le temps de dire « ouf », qu’on est déjà en 2014 !

On en profite alors pour vous souhaiter UNE EXCELLENTE ANNEE 2014 ! 

Le réveillon québécois typique : du champagne avec des perles d'érable !

Le réveillon québécois typique : du champagne avec des perles d’érable !

 

Après avoir dit au revoir à la famille de Gertrude (séquence émotions), on continue nos découvertes à Montréal !

D’abord, en hiver il y a la Fête des Neiges au cœur du Parc Jean Drapeau. Au programme, patins à glace, glissoire sur tube, tyrolienne, etc… Nous, on fait une virée sur la glace en patins, Gertrude manque de se casser le coccyx, mais c’est tout. C’est surtout sympa pour les familles qui prennent d’assaut les attractions!

Benji a le style en patins!

Benji a le style en patins!

A Montréal beaucoup d’événements culturels ont lieu pendant l’hiver. Si l’on ne s’est pas déhanchés à l’Igloofest (l’électro c’est pas trop notre truc), on s’est baladés avec plaisir dans l’installation en plein air du festival Luminothérapie : c’est un champ de blé reconstitué avec un jeu de lumières et de sons qui mettent en mouvement des tiges plastiques avec réflecteurs de lumière. Belle expérience !

Le chant du blé....

Le chant du blé….

 

Alors que Morgane, une copine de Gertrude débarque à Montréal, plusieurs événements se croisent  : la fin de Montréal en lumière qui anime la ville autour d’attractions avec la Nuit Blanche et le festival d’art contemporain nommé « Art Souterrain« !

Autant vous dire qu’on n’hésite pas une seconde à se geler les miches! Car oui il fait froid et la Nuit Blanche porte bien son nom cette année puisqu’on la passe sous une tempête de neige! Mais on ne regrette pas une seconde, et on enchaîne glissades, expos, light painting, et sculptures de glace! Bref, un incontournable de la ville, où une nuit ne suffit pas!

La place des festivals de Montréal illuminée

La place des festivals de Montréal illuminée

Une des nombreuses attractions de la Nuit Blanche!

Bah merci ! 😉

Pour compléter notre piqûre d’art contemporain, on se lance dans le circuit intérieur de 7 km pour le festival d’Art Souterrain ! Diverses œuvres ponctuent le parcours au cœur des tunnels situés sous la ville de Montréal. Installations vidéos, audio, happenings, et œuvres participatives ont raison de nos jambes à la fin de la journée ! Mais on s’est régalés!

Une des installations du festival... les coquelicots du Palais des Congrès

Une des installations du festival… les coquelicots du Palais des Congrès

Qui dit visite de France, dit balade dans le Vieux Montréal ! On emmène donc Morgane flâner du côté du fleuve Saint Laurent pour aboutir au petit Bijou de Montréal : BOTA BOTA! Deux mots qui vous aideront à passer un hiver plus doux , puisqu’il s’agit d’un spa sur un bateau, situé sur le Saint Laurent ! C’est assez impressionnant comme contraste : t’es dans le jacuzzi sur le pont extérieur du bateau-spa, lui-même pris dans la glace du fleuve, et t’as une vue imprenable sur Montréal enneigé… Sensation de bonheur garantie !

Le concept aussi est super  : tu suis un « parcours d’eau » précis, en commençant par un sauna ou un hammam pour libérer ton corps de ses toxines, puis tu fais un aller/retour rapide dans l’eau glacée (tête incluse!). Enfin, tu « chill » une petite demi heure dans les espaces de repos réservés avec hamac, hublot/matelas, etc… Le truc c’est d’y aller le mardi car les tarifs sont moins chers, et c’est super abordable (35$ les 3 heures!) .

Notre Dame de Bonsecours surplombe le Vieux Montréal face au Saint Laurent

Notre Dame de Bonsecours surplombe le Vieux Montréal face au Saint Laurent

Pour la partie eau froide, t'as aussi l'option d'aller directement te plonger dans le Saint Laurent ! MUST DO IT!

Bota Bota : Pour la partie eau froide, t’as aussi l’option d’aller directement te plonger dans le Saint Laurent ! MUST DO IT!

le hublot matelassé, en mode détente....

le hublot matelassé, en mode détente….parce qu’après l’eau froide, t’es calmé!

 

On découvre aussi plein d’autres trucs sympas à Montréal, et dans nos recherches écolos (on ne se refait pas), on tombe sur un drôle de concept, unique au monde : Les Fermes Lufa. C’est la première serre commerciale sur un toit AU MONDE  (oui madame)!  Des portes ouvertes? Super on vient voir ça de plus près !

Si les concepts de l’exploitation d’espaces normalement perdus, comme un toit, la récupération de la chaleur du bâtiment, et l’agriculture urbaine sont intéressants, le système hydroponique lui est discutable et nous laisse un peu perplexe… ! Mais bon, l’idée est top, le modèle économique de distribution locale fonctionne bien, et on l’avoue : leurs tomates (en hiver bah oui c’est une serre!) sont tout bonnement délicieuses! Inspirant donc…

Bon ! t'as une serre? t'as un toit? Et bien tu mets l'une sur l'autre et bingo : les fermes Lufa !

Bon ! t’as une serre? t’as un toit? Et bien tu mets l’une sur l’autre et bingo : t’obtiens les fermes Lufa !

Ça fait un peu hôpital bionique pour plantes non? Fascinant et dérangeant à la fois..

Ça fait un peu hôpital bionique pour plantes non? Fascinant et dérangeant à la fois…

Quenini ne vous fiez pas au soleil radieux des photos: il fait un froid de canard ici ! Et même si on y croyait à l’arrivée du printemps, c’est sous -20°C ressentis, que l’on assiste à la parade de la Saint Patrick (qui a lieu le 14 mars pour info). C’est rigolo tout le monde a des gadgets verts, y’a des mecs en kilt par températures négatives, mais c’est surtout une belle excuse pour boire à outrance et permettre aux marques et enseignes de faire leur pub dans la rue, sous couvert de pseudo-chars ! Bref on est un peu déçus, on l’avoue!

Montréal prend des airs d'Irlande

Montréal prend des airs d’Irlande

 

Bref vivement le printemps qu’on puisse nous aussi mettre des jupes!  😉

 

Ce qu’on en retient : Lhiver ici prend vraiment une autre dimension ! D’abord le froid : on a atteint quand même les -38°C ressentis en décembre ! Puis la neige : on a compté 5 tempêtes de neige ! Mais bizarrement c’est plus supportable que ce à quoi on s’attend! L’équipement y est pour beaucoup, c’est vrai !

Ce qu’on aime : 2 ou 3 jours de pluie sur un hiver entier, c’est quand même le bonheur. Même s’il fait froid, soleil et ciel bleu sont souvent au rendez-vous !

Ce qu’on aime moins : C’est looooooooooooooooooooooooooooong BEAUCOUP TROP LONG! Encore en mars, quand le redoux pointe et que la neige commence à fondre, que ton espoir de revoir le sol (oui oui le béton et la verdure!) est là …. et ben non! Tu te manges une tempête de neige avec tout le tralala, déneigeuses et blanc de blanc! On est le 27 mars, il a encore neigé aujourd’hui : AU SECOURS !

Exploit notable : On l’a fait ! On est des fous ! On s’est baignés (très vite, certes) dans le Saint Laurent gelé! Il faut compter autour de 0°C…. ça pique !

On n’est tombés qu’UNE SEULE FOIS ! Et encore, c’était vers la fin ! Et en plus, la plaque de verglas s’était cachée sous la neige, la fourbe!

Episode marquant : Avec l’hiver, la coloc a vu l’arrivée de 2 nouveaux venus. D’abord, un squatteur attitré, aussi adorable que velu : le chat !

Non il n'a pas de nom ! Et oui nous avons déjà envisagé de l'embarquer avec nous...!

Non il n’a pas de nom ! Et oui nous avons déjà envisagé de l’embarquer avec nous…!

Et puis alors que la neige tombe pour la énième fois, on en profite pour ériger devant la maison le bonhomme de neige Davidson !

Lui, manifeste pour le maintien des flocons !

Lui, manifeste pour le maintien des flocons !

Avec ces deux-là, la colocation est bien gardée !

L’hiver autour de Montréal : à la découverte du Québec blanc ! (janvier – mars 2014)

L’hiver à Montréal, c’est long, mais alors… très long! Et d’avis de Québécois, et aussi de PVTistes, l’hiver est aussi une bonne saison pour découvrir le Québec paré de son beau manteau blanc.

Certes, notre bonne vieille Van’S est bien au chaud dans son garage en train d’hiberner jusqu’aux beaux jours, mais ça ne nous empêchera pas de nous évader pour de nouvelles aventures. Hop hop hop, le temps de s’organiser au boulot pour poser quelques jours de congés, le temps de réunir quelques compagnons d’aventure, et nous voilà partis, youhou!!!

Bon, on a la voiture, mais... on fait comment pour rentrer dedans?!?

Bon, on a la voiture de location, mais… on fait comment pour rentrer dedans?!?

LE VILLAGE INDIEN DE KAHNAWAKE (2 janvier 2014)

De mémoire de Canadien, l’hiver n’aura jamais été aussi froid, et ce n’est pas peu dire! Nous, vous nous connaissez, on adore se faire du mal, et c’est comme ça qu’on a décidé de partir toute une journée en excursion… par -38°C! Une fois la voiture de location récupérée, on a embarqué avec la famille de Gertrude pour un petit tour dans la périphérie montréalaise. Notre destination? Une réserve amérindienne mohawk dans laquelle on nous avait dit qu’il était possible de rencontrer de vrais Amérindiens et d’en apprendre davantage sur la culture de ce peuple.

A notre arrivée, on découvre un petit village endormi sous la neige, pas un chat (ni un caribou!) dans la rue, et pour cause, car le vent glacial du grand Nord, te gèle les poils de nez dès que tu tentes de mettre un pied hors de la voiture! Pas âme qui vive pour nous renseigner ou nous orienter, mais notre déception est grande quand nous apprenons finalement que ça fait des années maintenant que les attraits touristiques amérindiens ont périclité ici… damned!

Notre lot de consolation : une belle boutique de souvenirs et d’artisanat amérindiens (on ne sera pas rentrés bredouilles, et le petit frère de Gertrude aura fait l’acquisition d’un bel attrape-rêves!).

Le club local des anciens combattants amérindiens

Le club local des anciens combattants amérindiens

TRAÎNEAU A CHIENS ET RAQUETTES AU MONT LAURIER (25 février 2014)

Après un mois de janvier très long, très froid et très ennuyeux, on décide de sortir de notre hibernation pour se mettre un peu au vert (et blanc bien sûr!). Avec un couple d’amis, on organise une petite virée dans les Laurentides car on y a repéré une entreprise qui organise des expéditions nordiques écoresponsables en traîneau à chiens. Expédition Rêve Blanc est une petite affaire familiale qui opère avec 101 chiens (non pas des dalmatiens mais surtout des alaskan husky!) et qui propose une exploration de la région notamment, à travers la réserve faunique Papineau Labelle.

Mais au fait les Laurentides, qu’est-ce que c’est d’abord? Il s’agit en fait d’une vaste chaîne de montagnes québécoise, dont la partie la plus méridionale est accessible depuis Montréal en moins d’une heure de route! Bon nous, il nous faudra quand même près de 3 heures pour arriver à Mont Laurier qui est bien plus au nord du massif!

Nous voilà donc de bon matin au milieu d’une joyeuse meute de chiens, jappant et sautant dans l’excitation du départ.

Surtout ne pas lâcher le frein du traîneau!

Derniers conseils avant le grand départ!

Après avoir participé à l’attelage des chiens (six par traîneau), nous nous élançons sur la piste enneigée. La ballade est belle et on peut apprécier le silence de la forêt, un vrai dépaysement! En revanche, c’est une rando assez sportive puisqu’il faut régulièrement descendre du traîneau et le pousser pour aider les chiens dans les côtes. Il faut aussi jouer du frein dans les descentes pour éviter que le traîneau ne percute les chiens, entraîné par la vitesse! Bref, une pause s’impose au bout d’un moment :

"Hé debout mon gars!"

« Hé debout mon gars! »

L’avantage des randos en hiver, c’est que tu n’es pas obligé de contourner les lacs : tu les traverses! Une belle sensation de liberté à la vue de ces grands espaces vierges… mais aussi une belle sensation de froid qui te glace jusqu’à l’os, à cause des vents qu’aucun obstacle n’arrête :

En mode "l'appel de la forêt"!

Ce n’est pas le moment de perdre ses gants!

Au repas du midi, c’est barbecue dans la neige! Mais si l’expérience de faire un feu au milieu de la neige est sympa, manger de la nourriture carbonisée l’est beaucoup moins, ce qui aura pour conséquence de sérieux maux d’estomac en fin de journée!

Pas très saignant tout ça...

Pour l’étoile au guide Michelin, on repassera…

La ballade aura duré au final plus de cinq heures, sous un soleil très timide mais permettant une ambiance un peu mystique :

Ho hisse!

Ho hisse!

De retour aux point de départ, on file un dernier coup de main pour dételer les chiens et les emmener à leur niche où un bon repas les attend : soupe de viande et croquettes! Au revoir les loulous et merci, c’était une belle ballade!

Yummy!

Yummy!

Le repos du guerrier!

Le repos du guerrier

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà de nouveau dans la forêt pour une petite ballade en raquettes dans le parc régional de la montagne du diable! Une fois de plus, le silence nous enveloppe à mesure que l’on s’enfonce dans la forêt, du à une épaisse couche de neige… magique :

Vue imprenable sur le lac... gelé of course!

Vue imprenable sur le lac… gelé of course!

Suivez le guide!

Suivez le guide!

La balade durera près de deux heures, pas si mal pour une première fois!

Une pause s'impose!

Pas facile de se relever après ça!

De retour à la voiture, il nous reste tout juste le temps de reprendre des forces autour d’un pic-nique improvisé dans un refuge pour randonneurs au milieu des bois avant de reprendre la route, direction Montréal, car nous travaillons tous le soir même… Vivement la prochaine excursion!

EXPLORATION DE QUEBEC CITY (4 mars 2014)

On profite du passage à Montréal de Morgane, une amie de Gertrude, pour se planifier une petite virée de quelques jours. Cap plein Est, en direction d’une des plus belles villes du Canada.

Ah Québec! capitale de la province éponyme, seule et unique ville fortifiée d’Amérique du Nord, avec son quartier du Vieux-Québec classé au patrimoine mondial de l’UNESCO! Il faudrait être fou pour manquer de visiter cette très belle ville, où l’influence de l’architecture française est indiscutable.

Fortifications enneigées

Fortifications enneigées

Bon, c’est aussi l’une des villes les plus froides du Québec en hiver, et on s’aperçoit vite que la neige est loin de laisser la place au printemps ici :

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics... sont morts gelés!

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics… sont morts gelés!

On commence notre ballade en passant par l’imposant Hotel du Parlement, siège de l’Assemblée nationale du Québec :

Ce n'est pas le Palais Bourbon, mais ça en jette quand même!

Ce n’est pas le Palais Bourbon, mais ça en jette quand même!

Puis nous prenons d’assaut la fameuse Citadelle de Québec érigée sur le Cap Diamant, qui surplombe le fleuve Saint Laurent. Comme nous n’avons pas le temps de la visiter… nous en escaladerons seulement ses contreforts pour y prendre les vents polaires venant du large en pleine figure et halluciner sur les congères monumentales :

On peut en faire des bonshommes de neige avec tout ça :)

On peut en faire, des bonshommes de neige, avec tout ça 🙂

Après avoir profité d’une vue saisissante sur la ville et le fleuve gelé, nous redescendons dans le village historique pour nous retrouver aux pieds de l’incontournable Château Frontenac, tout simplement l’hôtel le plus photographié du monde (et nous ne ferons pas défaut à sa réputation!) :  

Tous les guides en parlent!

Tous les guides en parlent!

Après s’être assurés que nous n’avons pas les finances nécessaires pour y séjourner ne serait-ce qu’une nuit, nous continuons notre exploration qui nous fait remonter la rue Saint-Jean et ses nombreux commerces pour arriver à une petite gargote qui, aux dires de l’aubergiste, servirait l’une des meilleures poutines de la ville :

Des frites, du fromage en grains, de la sauce gravy, du lard... bref, diététique!

Des frites, du fromage en grains, de la sauce gravy, du lard… bref, diététique!

Bon au final, ça reste une poutine tout à fait ordinaire, et il faut vraiment avoir une faim de loup pour en venir à bout! Pour digérer un peu, nous continuons notre tour de la cité en passant devant l’hôtel de ville et l’église Notre-Dame de Québec, avant de longer les remparts pour descendre dans la basse ville :

Bienvenue dans la basse ville de Québec

L’escalier surnommé « Casse-cou », on vous aura prévenus!

La très typique rue du Petit Champlain

La très typique rue du Petit Champlain

La basse ville, très touristique, est essentiellement composée de boutiques artisanales, boutiques de souvenirs (nettement moins artisanales) et de restaurants traditionnels. On finit le tour de ce petit village aux allures de vieille France en allant déguster une queue de castor (cf. passage à Ottawa) qui aura fini de nous engraisser l’estomac!

Mais la nuit tombe déjà sur Québec, et il est temps pour nous de regagner la voiture pour filer à Saint-Tite dans la campagne québécoise, où un fabuleux gîte nous attend. Au revoir Québec, on reviendra au printemps!

Nuit sur la colline

Nuit sur la colline

PÊCHE BLANCHE ET RAQUETTES A LA POURVOIRIE (5 mars 2014)

Réveil au petit matin car on a rendez-vous à une demie-heure de route, au cœur du Parc National de la Mauricie pour une nouvelle aventure dans la forêt enneigée! Au Club Hosanna, on nous attend de pied ferme (d’autant plus qu’on est légèrement en retard, comme d’habitude!) pour embarquer dans une auto-neige des années 50, l’Highland Express.

L’étrange véhicule s’ébranle et s’enfonce dans la forêt en montant la côte qui doit nous emmener au lac. A bord, on a embarqué un tas de matériel étrange dont nous saurons bientôt l’utilité.

En 20 minutes, nous voila déjà arrivés sur le grand lac gelé et balayé par les vents mais baigné de soleil :

Pratique pour une petite croisière sur lac gelé ;)

Pratique pour une petite croisière sur lac gelé 😉

Allez hop, on relève les manches (enfin, façon de parler, hein!) et au boulot : atelier poinçonnage du lac! Notre guide Benoît nous présente sa foreuse et nous apprend à l’utiliser :

Et on appuie bien fort avec ses bras surtout, la glace est épaisse!

Et on appuie bien fort avec ses bras surtout, la glace est épaisse!

Une fois que le trou est pratiqué, on retire la glace mouillée avec une louche et on installe le kit de pêche : deux bâtons et un fil. Et puis on recommence un peu plus loin avec un autre trou. On en aura percé une douzaine au final. Après ça, on peut se poser et attendre tranquillement que les truites arc-en-ciel répondent au bout du fil :

L'arsenal est déployé!

L’arsenal est déployé!

L'apéro, en toutes circonstances ;)

L’apéro, en toutes circonstances 😉

Une bonne grosse heure passe et… rien ne bouge! Quelques soubresauts de fils, mais fausse alerte : c’est juste le vent qui joue avec nos nerfs de pêcheurs en her… heu en glace! Et là notre guide nous dit qu’il est déjà l’heure de replier les gaules car on doit redescendre à la base en raquettes à travers la forêt… DAMNED! C’est donc avec la plus grande frustration que nous rangeons tout le matériel dans l’autoneige. Les truites ont gagné pour une fois!

On quitte le lac à regret, et c’est une descente d’une heure et demie en raquettes que l’on entreprend sous un grand soleil (on est quand même bien contents de bouger un peu, car on ne sentait déjà plus nos orteils…) :

Man vs Wild

Man vs Wild

La ballade à travers bois nous offre de très belles images, et on a la chance de croiser quelques-uns de ses habitants :

Un pic-vert au travail

Un pic-vert au travail

Gélinotte huppée... trouvée!

Gélinotte huppée… trouvée!

Malheureusement, on croise également bon nombre de pièges de trappeurs pour écureuils, lapins, renards, et même ours, loups et lynx! Il s’agit de pièges désactivés destinés à présenter les techniques de trappe utilisées au temps des coureurs des bois. Bienvenue au pays de la traite des fourrures :

Ne pas vendre la peau de l'ours avant qu'il n'ai tenté d'attraper le morceau de poisson au fond de ce piège

Ne pas vendre la peau de l’ours avant qu’il n’ai tenté d’attraper le morceau de poisson au fond de ce piège

Bois, neige et soleil

Bois, neige et soleil

De retour au chalet d’accueil, on file manger au restau du coin, avant de revenir au Club Hosanna pour la rando en traîneau à chiens de Morgane. Gertrude et Benji ne seront pas de la partie sur ce coup-là, mais ils profiteront de beaux moments de complicité avec ces adorables toutous qu’on a eu envie de kidnapper l’espace d’un instant pour les emmener avec nous :

So cute!

So cute!

En quittant le Club Hosanna en fin de journée, on a la surprise de recevoir de notre guide Benoît trois truites congelées qui ont été pêchées en trop il y a quelques jours… YES, on ne rentrera pas bredouilles finalement! Vite, vite, pas un instant à perdre : on file à l’auberge de jeunesse à Trois-Rivières pour y préparer un bon petit plat avant une nuit de sommeil bien méritée :

Sauvages et (presque) fraîches... un délice!

Sauvages et (presque) fraîches… un délice!

LES DÉLICES DE L’ÉRABLE DANS UNE CABANE A SUCRE (6 mars 2014)

Troisième et dernier jour de mini road-trip, nous avons prévu de découvrir l’une des spécialités du Québec au printemps : les cabanes à sucre! Bon, vous le savez tous, l’emblème du Canada, c’est l’érable, et depuis les Premières Nations, on cultive ici l’érable et son jus magique, qui permet toutes sortes de fantaisies gastronomiques.

C’est pourquoi des auberges jouxtant des érablières (forêts d’érables) se sont spécialisées dans le service de repas complets à base de sirop d’érable et dérivés.

Charmant n'est-ce pas?

Charmant n’est-ce pas?

L’érablière Au rythme des temps nous accueille dans une ambiance des plus champêtres. Le concept est simple : pour 16 dollars par tête, on t’apporte un repas à volonté gargantuesque, et pour tout dire, assez gras et sucré! Entre autres, citons les oreilles de crisse (chips de gras de porc frites) ou encore les petites saucisses de poulet noyées sous le sirop d’érable, sans oublier les tartelettes maison au sucre (d’érable bien sûr!) et les « crêpes » québécoises, plus proches des churros que de la Bretagne, croyez-nous!

Vous reprendrez bien un peu de gras avec votre sucre ;)

Vous reprendrez bien un peu de gras avec votre sucre 😉

Et pour finir sur une touche sucrée (s’il en fallait une de plus!), le taulier nous emmène dehors pour nous servir une tire sur la neige. Simplement du sirop d’érable chauffé puis versé en lignes sur la neige, que l’on récolte en déposant un bâtonnet à une extrémité de la ligne puis en roulant celui-ci sur le sirop qui commence à durcir au contact de la neige. Et voilà : sucette à l’érable instantanée! Un délice! On aura également droit à une explication très intéressante par le proprio du procédé de fabrication du sirop d’érable.

On se fait un petit rail (d'érable ;) ?

On se fait un petit rail (d’érable 😉 ?

Et pour digérer, rien de tel qu’une petite ballade à travers l’érablière couverte de neige, avec tout ces tuyaux courant entre les arbres, comme un jeu de piste :

Ce petit chemin, qui sent la noi... heu non, l'érable :)

Ce petit chemin, qui sent la noi… heu non, l’érable 🙂

Malheureusement, il est déjà l’heure de repartir vers Montréal, juste le temps de rendre la voiture de location et de se précipiter au boulot pour ne pas être (trop) en retard !

A quand la prochaine virée? TRÈS BIENTÔT POUR SÛR !

 

Ce qu’on en retient : On profite enfin comme il se doit de la neige ! On nous l’avait bien dit : pour que l’hiver soit plus agréable, il faut jouer dans la neige, et on ne s’est pas privés !

Ce qu’on aime : Après avoir traversé le Canada sur des distances monumentales, quel plaisir de n’avoir qu’une ou deux heures de voiture pour rejoindre nos destinations 🙂

Ce qu’on aime moins : Devoir se contenter de 2 ou 3 jours à chaque excursion, à cause du boulot… Vivement la suite du road-trip, qu’on puisse prendre notre temps pour visiter.

Episode marquant : Lors de l’excursion en traîneau à chiens, Benji a eu le malheur de relâcher légèrement le frein, ce qui a suffit aux chiens pour filer comme des fusées, laissant Benji le cul dans la neige… et Gertrude en perdition car assise dans le traîneau…  

Exploit notable : … heureusement que Gertrude a eu la présence d’esprit de se servir de l’ancre de neige pour essayer de freiner le traîneau endiablé, ce qui a permis à Benji de rattraper l’attelage au prix d’un sprint harassant sur plusieurs centaines de mètres… L’aventure, c’est l’aventure !

Montréal : bienvenue chez les québé-quoi? (15 octobre – 14 décembre 2013)

Après environ 18 000 kilomètres parcourus en 3 mois de ballade à travers 6 provinces canadiennes (et deux états américains!), nous voilà enfin arrivés aux frontières du Québec!

Enfin le Québec, tabernacle!

Enfin le Québec, tabernacle!

164 000 - 146 000 = 18 000 km parcourus youhou!!!!!!

164 000 – 146 000 = 18 000 km parcourus youhou!!!!!!

A mesure que l’on s’enfonce dans « la Belle Province », on remarque que tout prend une tournure francophone, depuis les employées du centre des visiteurs, jusqu’aux inscriptions sur les panneaux routiers (toujours aussi peu nombreux et mal indiqués…).

Et puis notre chère Van’S nous fait entrer dans Montréal. Si elle n’est pas la capitale administrative de la province (puisqu’il s’agit de Quebec City), Montréal reste le centre culturel et financier du Québec, et est semble-t-il la deuxième ville francophone au monde après Paris. Oui mais, il y a francophone et francophone tout de même, et on ne peut s’empêcher de sourire dès nos premières interactions avec les locaux (hostie de calice!)

NOS PREMIERS PAS A MONTRÉAL

Ce qui est cool avec Montréal, c’est que tu connais forcément du monde qui y habite, du coup tu te sens moins seul quand tu débarques, surtout après un tel voyage! C’est pourquoi on trouve du réconfort le temps d’une soirée chez Emma et Max, un couple d’amis français qui viennent d’arriver il y a quelques semaines en Visa Vacances Travail. En plus ce soir là, pas besoin de chercher un parking de Walmart puisque nous garons le van sur l’emplacement de leur appartement… royal!

Le jour suivant est consacré à une première exploration de la ville. On découvre ainsi le métro montréalais, très propre et aéré, quoiqu’un peu sommaire comparé à son homologue parisien :

Faudrait être sérieusement déboussolé pour s'y perdre!

Faudrait être sérieusement déboussolé pour s’y perdre!

Un tour au centre-ville nous permet de nous rendre à Services Canada afin de faire notre demande de Numéro d’Assurance Sociale sans quoi trouver un emploi est impossible ici. Mais l’heure est surtout à la recherche d’un appartement ou d’une chambre en colocation, car il commence à faire vraiment froid la nuit dans le van, et on aspire vraiment à un peu de confort : lit et douche pour commencer!

L’APPARTEMENT

Nos recherches sur les sites de petites annonces Craigslist et Kijiji sont vite payantes car nous réussissons à organiser 6 visites pour le lendemain! Après l’une de nos dernières nuits sur le parking du Walmart, on se lance dans une journée marathon, entre visites d’appartements et sessions internet pour continuer de prospecter. Les critères qu’il faut évaluer sont surtout le prix en fonction du budget qu’on s’est fixé à la base, la propreté et l’espace des lieux et parties communes, la proximité de stations de bus et métro (en prévision de la neige et des températures hivernales!), et le feeling général avec les colocataires et propriétaires.

Après avoir fait le tour des différents quartiers, on fait le point en fin de journée autour d’une bière et on tombe vite d’accord sur une chambre en colocation qui s’est avérée être le meilleur rapport qualité/prix. Rendez-vous est pris directement avec l’agence pour la signature dès le lendemain!

Après une dernière nuit sur le parking du Walmart, on rencontre Sameh, Française en PVT également, à l’agence pour signer le bail. Il faut encore attendre 17h pour emménager et faire la connaissance de nos nouveaux colocs : Marc, étudiant allemand, et Frank, étudiant ivoirien. On ressent un immense plaisir à poser enfin nos valises sous un toit chauffé avec salle de bain en libre accès!

Notre nouveau petit nid, sur la rue adam dans le quartier Hochelaga Maisonneuve (la fenêtre de droite au rez-de-chaussée derrière l'escalier :)

Notre nouveau petit nid, sur la rue adam dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve (la fenêtre de droite au rez-de-chaussée derrière l’escalier 🙂

LA JOB

Même si le loyer de notre nouveau « chez-nous » n’est pas très élevé (moins de 500$ par mois tout compris), il faut quand même se mettre en quête d’un boulot pour pouvoir l’honorer et renflouer nos portes monnaies qui ont sérieusement trinqué à cause du roadtrip! Du coup, on retourne sur Craigslist et Kijiji pour dénicher une job (eh oui, c’est féminin à Montréal!) intéressante et axée sur le développement durable.

On envoie quelques CVs par internet, mais on prend surtout des adresses de restaurants et épiceries, qu’on va ensuite démarcher en fin de semaine : EcollegeyClub OrganicRachelle Bery, … On finit notre tournée en fin de journée à la Panthère Verte, restaurant biologique et végétalien, où nous rencontrons Dave le manager RH, qui nous propose de commencer dès le lundi suivant… bingo c’est signé! Enfin, pas vraiment, puisqu’on n’aura jamais rien signé physiquement, mais seulement validé en ligne une « charte » d’engagement. Fastoche!

Les nouvelles panthères!

Les nouvelles panthères!

La Panthère Verte est un concept développé par un jeune entrepreneur d’origine israélienne qui a souhaité faire profiter aux Montréalais de la recette secrète des falafels vegan que lui a légué sa grand-mère. C’est ainsi qu’il est reconnu depuis 4 ans comme le meilleur falafel de Montréal, ce qui lui a permis d’ouvrir trois restaurants. Gertrude travaille pour celui de l’avenue du Mont Royal, tandis que Benji exerce dans le restaurant de la rue Saint-Viateur.

Dans le restau, on est polyvalent : ça va de la préparation des sandwiches, soupes, salades, jus frais et smoothies, à l’encaissement des clients. L’équipe est jeune et dynamique, la bouffe est saine et délicieuse (on a toujours plein de trucs à rapporter à la maison!) et la rémunération n’est pas trop mauvaise, surtout avec les pourboires qui nous permettent d’arrondir les fins de mois… un bon compromis pour commencer!

LE REMISAGE DE VAN’S

Avoir un van au Canada, c’est bien pratique l’été pour voir du pays. Seulement voilà, dès que l’hiver s’installe, ça devient vite un handicap, à plusieurs niveaux! Pour commencer, quand tu arrives au Québec avec un véhicule acheté dans toute autre province ou pays, et que tu as besoin de le faire réassurer, tu dois suivre un parcours du combattant de fou, qui débute par une inspection mécanique obligatoire. Là, le mécano te déclare qu’il y en a pour plus de 1 400 dollars de réparation avant de pouvoir faire immatriculer ton bolide! Bon toi, t’es plutôt futé (même si tu commences à pleurer!), tu arrives à t’arranger avec un petit garagiste indépendant du quartier qui te répare le tout pour la moitié du prix indiqué 🙂

Une fois l’inspection passée, tu dois débourser quelques centaines de dollars supplémentaires pour faire immatriculer ton van auprès de la SAAQ. Ça y est : tu as ta belle plaque québécoise, mais il faut aussi l’assurance qui va avec. Donc tu demandes des « soumissions » (des devis à la québécoise!) à différentes compagnies d’assurance, qui te disent parfois que ce n’est pas possible car tu n’es pas résident permanent, ou parce que tu ne vas rester assez longtemps chez eux. Bref, au final tu arrives à trouver une compagnie sympa qui te propose une soumission à la carte. Tu commences à voir le bout du tunnel!

Première neige, il est temps de se mettre à l'abri!

Ouh la la j’ai froid aux pneus!

Et puis voilà que tu apprends autre chose : au Québec du 15 décembre au 15 mars, il y a une obligation légale d’équiper les véhicules avec des pneus neiges (ça laisse imaginer le flot de neige qui s’annonce cet hiver!). Du coup tu fais les calculs et tu t’aperçois vite que le remisage de ton bijou sur roues dans un garage revient moins cher que le combo « achat et montage de 4 pneus neiges + cire pour protéger la carrosserie de la rouille + assurance pour conduite sur neige + démontage des 4 pneus au printemps ». Tu retournes donc sur Kijiji et Craigslist (que ferais-tu sans eux?) et tu appelles des dizaines de particuliers avant de trouver le meilleur rapport qualité/prix pour une place dans un garage chauffé avec vidéosurveillance et en ville.

Ça y est : Van’S est bien installée pour passer l’hiver, pour reprendre des forces avant de repartir au printemps pour de nouvelles aventures!

L'heure de l'hibernation à sonné pour Van'S : à l'année prochaine!

L’heure de l’hibernation a sonné : à l’année prochaine Van’S!

NOTRE VIE MONTRÉALAISE

Bon, on est installés au chaud avec de chouettes colocs, on a un boulot sympa, on a réglé le cas Van’S, … il ne reste plus qu’à profiter de Montréal! Côté événements, on est vite plongés dans le bain (de sang!) avec la Marche des Zombies organisée en centre-ville à l’occasion d’Halloween :

Tournage d'un épisode de The Walking Dead?

Tournage d’un épisode de The Walking Dead?

Y'a du zombie au mettre carré!

Y’a du zombie au mètre carré!

A peine le temps pour Benji de se remettre de ses émotions qu’il est déjà temps pour lui de souffler ses 30 bougies : Happy birthday ! :

Il en faut du souffle pour se débarrasser de toutes ces petites flammes!

Il en faut du souffle pour se débarrasser de toutes ces petites flammes!

Et puis deux semaines après avoir commencé le boulot, on est invités à un party d’Halloween organisé par et chez notre patron pour l’ensemble des collaborateurs de la Panthère Verte. Le thème : El dia de los muertos (« le jour des morts », charmant!), ce qui nous permet de nous lâcher sur le maquillage :

Miroir, mon beau miroir...

Miroir, mon beau miroir…

Un peu pâlot le Benji, non?

Un peu pâlot le Benji, non?

Au final, une excellente soirée, qui nous permet de rentrer rapidement et avec bonne humeur dans la grande famille des panthères vertes!

Et puis l’automne arrive bientôt à son terme et nous partons vite en quête d’une « armure » contre le froid qui arrive à grands pas! Les recherches avec nos amis Kijiji et Craiglslist pour trouver des vêtements d’occasion ne sont pas très fructueuses et nous faisons donc la tournée des boutiques de seconde main et autres magasins d’entrepôt. Au final, on arrive à s’équiper en quelques semaines de la tête aux pieds :

La neige et le froid? Même pas peur d'abord!

La neige et le froid canadiens? Même pas peur d’abord!

Mais on trouve aussi un peu de temps pour visiter le quartier du Vieux-Montréal qui au final, est le quartier le plus beau de la ville :

Le Marché Bonsecours

Le Marché Bonsecours

L’hôtel de ville

L’hôtel de ville

La très typique rue St Paul, avec toutes ses boutiques de souvenirs chinoises ;)

La très typique rue St Paul, avec toutes ses boutiques de souvenirs chinoises 😉

La basilique Notre Dame (priez pour nous!)

La basilique Notre Dame (priez pour nous!)

La Place d'armes et sa collection de buildings new-yorkais

La Place d’Armes et sa collection de buildings hétéroclites

En plus de découvrir le Vieux-Montréal, on fait aussi le tour de notre petit quartier de Hochelaga qui, avec un petit rayon de soleil, peut s’avérer relativement agréable :

Une petite église sur la rue Ontario

Une petite église sur la rue Ontario

Les rues montréalaises ornées d'escaliers tortueux et colorés

Le décor montréalais, des rues ornées d’escaliers tortueux et colorés…

L'envers du décor, au détour d'une ruelle

… et l’envers du décor, au détour d’une ruelle.

Au final, on notera quand même une chose… ils sont fous ces Québécois!

A mort l'anglais à Montréal : ici KFC, c'est PFK ou Poulet Frit du Kentucky :)

A mort l’anglais à Montréal : ici KFC, c’est PFK ou Poulet Frit du Kentucky 🙂

Ce qu’on en retient : Bah en fait pour l’instant on n’en retient pas grand chose de Montréal, car on n’a pas eu beaucoup de temps à lui accorder au milieu de toutes ces démarches administratives et pas mal de boulot! A part qu’à première vue, la ville fait presque provinciale avec ses nombreuses rues pavillonnaires ornées d’escaliers dans tous les sens, sauf au milieu des buildings du centre ville, of course!

Ce qu’on aime : 48h pour trouver un appartement et y emménager sans demande de caution ni de garanties, c’est quand même un bonheur dont la France devrait fortement s’inspirer! Sans parler de la facilité de l »embauche!

Ce qu’on aime moins : lâcher des tips (pourboires) tout le temps : taxi, coiffeur, restos, estheticienne, bars, etc… Il faut compter 15%  en plus de la note, et c’est obligatoire!! En même temps nous aussi on en profite dans notre travail donc …

On n’a vraiment pas aimé la galère avec Van’S qui nous a pris beaucoup de temps, d’énergie, et d’argent (près de 2000$). Heureusement qu’on a trouvé un boulot!

Exploit notable : comprendre, intégrer et maintenant servir en québécois ! Bah oui c’est du français, mais c’est pas tout à fait pareil. On ne dit pas vraiment « bonjour » mais « allo » (Nabila sort du corps des québécois!), on ne dit pas des « centimes » mais des « sous », on fait très attention surtout à ne pas dire qu’on est au Canada mais au Québec (c’est pas pareil, attention!), mais on ne dit pas « serpillière » mais « mop », cherchez l’erreur…… bref on est bilingues!

Episode marquant : à chaque soirée organisée par le boulot, on hallucine sur l’ambiance décalée et aux antipodes de ce à quoi on pourrait attendre d’une soirée d’entreprise : le big boss habillé en tutu rose qui te sert des bières avec un sourire malicieux, le responsable RH qui exécute une pirouette en équilibre sur ses mains pour attraper sa bière posée au sol avec la bouche, avant de la descendre d’une traite… bref, on est loin des standards français!

Voilà, le roadtrip est bien terminé pour cette année! On se concentre maintenant sur le boulot pour renflouer nos porte-monnaie avant de repartir sur les routes au printemps prochain. On est bien fatigués mais les vacances approchent, heureusement, et la famille de Gertrude débarque pour les fêtes de fin d’année, youpi! On vous racontera, promis!

De Toronto à Montréal : la fin du roadtrip (4 octobre – 14 octobre 2013)

Que d’eau, que d’eau, mais si peu de (bon) vin ! Puisque c’est comme ça, on repart! C’est parti pour la dernière vraie portion du road trip avant notre destination finale : Montréal. C’est là qu’on a décidé de poser nos valises pour l’hiver. Alors, en route ! On commence par Toronto, dont le symbole est la CN Tower haute de 533 mètres ! Sauf que nous, quand on arrive à Toronto, on a le pire temps possible et imaginable pour visiter la ville : brouillard bas et pluie … ! Du coup la tour est bien cachée et nous, on est en mode « conduite à l’arrache » tellement la ville est en travaux : une moyenne d’une rue bloquée sur deux! En plus, on ne peut quasiment JAMAIS tourner à gauche, ça commence bien…! Après avoir récupéré un plan de la ville dans le Centre d’informations touristiques le plus caché de l’histoire du tourisme (un petit bureau au quatrième étage d’un centre commercial… pratique!), on part à la conquête de la ville, même pas peur !

Toronto

Toronto, ses grattes ciels, sa tour et son ciel radieux…!

La caractéristique principale de Toronto est sa multitude de quartiers tous très différents les uns des autres! On atterrit alors du côté de Chinatown qui se révèle être un petit Hong Kong au cœur du Canada : tout est écrit en chinois, les étals des épiceries sont vraiment remplis de trucs chelous, parfois un peu flippants, à se demander ce qu’il y a dans ces drôles de bocaux remplis de formes qui flottent dans un liquide saumâtre, ou encore d’où vient cette odeur … originale ?! Ouais, on est en Chine, et c’est assez impressionnant!

Shanghai? Non , Chinatown, Toronto, Canada!

Shanghai? Non , Chinatown, Toronto, Canada!

Il est frais mon...euh..?? c'est quoi ces trucs ?

Il est frais mon…euh…?? c’est quoi ces trucs?

Dans la rue parallèle à l’artère principale de Chinatown se trouve le Kensington Market où l’on mange un bon burrito, et où l’on flâne le long des échoppes multiculturelles du quartier :

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Kensigton Market, un melting pot dans une seule petite rue!

Explosion de couleurs et de verdure au marché Kensigton !

Explosion de couleurs et de verdure au marché Kensigton!

On termine la journée par la visite du Royal Ontario Museum qui vaut vraiment le détour. Nous, on s’y est pris tard, car en deux heures, on n’a pas pu voir tout ce que l’on voulait. Mais la galerie de la biodiversité est vraiment top!

La galerie de la biodiversité du musée : une belle collection !

La galerie de la biodiversité du musée : une belle collection!

le ROM ! Must do de la ville !

le ROM ! Must do de la ville!

Le lendemain le temps est encore capricieux, alors on se réfugie au St Lawrence Market, un des plus fameux du Canada et, on vous le confirme, un des plus variés ! On y trouve même un croissant et un semblant de pain au chocolat dans lesquels on mord à pleines dents! Mmmh! On se laisse aussi largement tenter par toutes les dégustations diverses et variées qui nous sont proposées : vin, fromages, moutardes, huile d’olive, pains… pas de doute on est à l’Est, et de fait, plus proches de l’Europe, et ça se sent! MIAM!

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Une jolie halle abritant le marché n°1 selon le classement de National Geographic

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Un vrai régal pour les papilles mais aussi pour les yeux!

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Tiens! On est en octobre ,et ça sent Halloween!

On file ensuite vers le Distillery District (tout un programme)! C’est une ancienne distillerie de whisky qui a été entièrement rénovée et réaménagée en quartier un peu  « bobo » sur les bords, mais très agréable et très industriel-chic : galeries d’art, créateurs de mode, restaurants et cafés français ou de luxe (ou les deux!), le tout dans un décor de briques rouges et de cheminées, ça crée une vraie ambiance dans un décor assez décalé. Bref, on a aimé flâner dans le coin !

Le joli décor de briques de l'ancienne distillerie au milieu des buildings !

Le joli décor de briques de l’ancienne distillerie au milieu des buildings!

On termine notre deuxième journée à Toronto par la Little Italy, où on n’entend même pas parler italien, et où on voit aussi des restos mexicains… à part quelques maillots de foot (et quelques CD de Toto Cutugno ;), rien de vraiment dépaysant! On est déçus, surtout Gertrude qui aurait bien conversé un peu dans la langue de Verdi! Merda!

Ah si quand même on goûte une spécialité sicilienne pour notre quatre heure : des cannoli ! miam

On goûte quand même une spécialité sicilienne pour notre quatre heures : des cannoli! Miam!

Le troisième et dernier jour se déroule à pieds : on serpente dans les rues de la ville en commençant par la Steam Whistle Brewery, brasserie locale qui nous fait goûter sa bière dans des bocs bien remplis et … gratuits! Mmmmh pas mauvaise la blonde!

Une petite goutte? Notre coup de coeur: la version non-filtrée!

Une petite goutte? Notre coup de cœur : la version non-filtrée!

Et bim ! Une brasserie en plein cœur de Toronto ! On est bien au pays de la bière!

Et bin! Une brasserie en plein cœur de Toronto! On est bien au pays de la bière!

On dit « coucou » à la CN Tower dont on ne voit que le pied (vu que le reste est quelque part, perdu dans le ciel gris) et on continue dans le centre ville où l’on passe devant le Rogers Center,  dans le quartier des spectacles et de la mode, avec ses enseignes rigolotes. On passe par un bout de la ville souterraine, « The Path », qui abrite essentiellement des boutiques (pratique quand il fait -30°C en hiver !). Puis on débouche sur un centre commercial qui possède un « food court » particulier : c’est une place entièrement réservée à de la nourriture « naturelle » voire biologique, déclinée sous toutes ses formes : pizzas, sandwiches, salades, grillades, boulangerie et épicerie! Youpi, on sait où on déjeune aujourd’hui!

Oui oui, c'est bien la tour CN ! C'est écrit dessus!

Oui oui, c’est bien la tour CN! C’est écrit dessus!

L'entrée du souterrain The Path !

L’entrée du souterrain The Path!

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Bon bah, vous savez lire quoi! 😉

Le quartier des spectacles, et des restaurants "français" pas du tout clichés! : chez Marcel, et le Saint Tropez...!

Le quartier des spectacles, et des restaurants « français » pas du tout clichés! : chez Marcel, et le Saint Tropez…!

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Le mall avec sa volée de bernaches et son food court « Richtree Natural Market »

Une fois le ventre plein, on termine notre visite par le centre financier, et la mairie! On n’y a pas croisé Rob Ford, le maire-people-trash de la ville qui fume du crack et qui est saoul un jour sur deux. Dommage, c’est un peu notre idole du moment !

La nouvelle mairie! Heureusement, on vous a épargné les yeux, on a laissé l'oeuvre d'art devant !

La nouvelle mairie! Heureusement, on vous a épargné les yeux, on a laissé l’oeuvre d’art devant!

l'ancien hôtel de ville ... bizarrement on préfère celui-là !

l’ancien hôtel de ville … bizarrement on préfère celui-là !

Les buildings sont VRAIMENT hauts et le ciel VRAIMENT bas ! Ça fait un drôle d'effet non ?

Les buildings sont VRAIMENT hauts et le ciel VRAIMENT bas! Ça fait un drôle d’effet non?

En partant de Toronto, le brouillard s’est levé, et on aperçoit ENFIN le haut de la tour CN !! Bye bye Toronto, on reprend la route direction Ottawa !

Et enfin la CN Tower en entier!

Et enfin la CN Tower en entier!

La météo n’est vraiment pas avec nous, donc on passe par l’autoroute et c’est sous un joli soleil  (enfin!) qu’on arrive à Kingston! Non, ce n’est pas la Jamaïque mais une petite ville charmante entre Toronto et Ottawa, sur le bord du lac Ontario. On y visite le musée pénitentiaire, juste en face de la prison ! Il vaut le détour rien que pour voir les techniques développées par les prisonniers au cours de l’histoire de l’incarcération pour pouvoir s’évader, se défendre, fumer ou écouter la radio ! Ça remet aussi pas mal en perspective le rôle de la prison…!

Le musée pénitentiaire dans la jolie maison du directeur...! Je te raconte pas l'ambiance quand tu fais une soirée!

Le musée pénitentiaire dans la jolie maison du directeur…! Je te raconte pas l’ambiance quand tu fais une soirée!

Sympa le supplice de la chaise à eau...

Sympa le supplice de la chaise à eau…

Une cachette dans les plateaux repas!

Une cachette dans les plateaux repas!

Les armes retrouvées dans la prison au cours de l'histoire, et les échelles aussi

Les armes retrouvées dans la prison au cours de l’histoire, et les échelles d’évasion aussi!

On fait un tour dans le centre-ville et on saute dans le ferry pour aller sur Wolf Island, petite île couverte d’éoliennes, et avec une chasse aux « Charlie » le long des routes! Nous on le trouve 2 fois! On roule jusqu’au poste de douanes USA-Canada à l’autre extrémité de l’île pour rendre le petit papier vert du visa touristique! Et oui, vous vous souvenez du douanier du Michigan, ultra-suspicieux et zélé ? Et bien à part nous avoir traités comme des clandestins, il ne nous a pas dit que lorsque vous avez un visa terrestre US, vous devez rendre aux douaniers le petit papier vert qui est accroché dans votre passeport AVANT sa date d’expiration. Dans le cas contraire, vous seriez considérés comme étant en infraction et auriez des problèmes pour rentrer à nouveau aux Etats-Unis. C’est quoi déjà leur crédo ? Ah oui! « Freedom »…. En tous cas nous on le rend notre visa, on ne reviendra pas vous voir tout de suite les gars!

Le centre ville charmant de Kingston

Le centre ville charmant de Kingston

Wolfe Island, et ses éoliennes

Wolfe Island, et ses éoliennes

Charlie est quelque part ici...

Charlie est quelque part ici…

Et quelque part par là !

Et quelque part par là! L’avez-vous trouvé aussi?

On the road again ! On prend la route qui longe le fleuve Saint Laurent, et on suit la Thousand Island Parkway et son chapelet de petites îles ravissantes. En plus, les couleurs de l’automne sont bel et bien arrivées, et on en prend plein les yeux! Le Parc National se visite essentiellement en bateau (bah oui c’est que des îles!), alors on se renseigne pour une petite croisière, mais quatre cars de Japonais sont déjà là, prêts à embarquer! Tant pis, pas de croisière « hors saison » pour nous cette fois-ci! Alors on s’arrête à Mallorytown, au bord de l’eau dans un vrai petit coin de paradis aux allures de plage (sisi)!

L'automne est bien là!

L’automne est bien là!

Un petit coin de paradis au bord de la mer.. euh non du Saint Laurent !

Un petit coin de paradis au bord de la mer.. euh non du Saint Laurent!

Moi? J'habite sur le Saint Laurent, l'île n° 256, normal !

Moi? J’habite sur le Saint Laurent, l’île n° 256, normal!

On remonte ensuite le Canal Rideau, au bord duquel on joue les funambules sur la Black Rapid Lockstation (une écluse quoi) et on arrive enfin à Ottawa, à travers laquelle on s’offre un virée by night avant de poser les roues de Van’s sur le parking de Walmart du coin…

Ma cabane au Canada sur une écluse du Canal Rideau

Ma cabane au Canada sur une écluse du Canal Rideau.

Ottawa, c’est la capitale fédérale du Canada, la capitale des capitales, la ville des fonctionnaires quoi! On s’attend alors à beaucoup de bâtiments administratifs laids….mais non! Ottawa est un petit bijou, situé le long du fleuve des Outaouais (Ottawa River), de l’autre côté duquel se trouve le Québec! La ville est donc à cheval sur les cultures anglo- et francophones! Et ça se sent! Elle vibre d’histoire avec son Parlement victorien, elle brille avec les buildings de verre de la city, et elle est animée avec son fameux marché Byward Market.

On prend beaucoup de plaisir à visiter le Parlement, véritable bijou architectural. On observe les deux chambres (verte et rouge), et on reste sans voix dans la bibliothèque de l’édifice, seul vestige original de la première construction, avant que le feu (1916) ne ravage tout. Le seul bémol, c’est que dans la bibli, on ne peut pas prendre de photo! Zut! On pose aussi beaucoup de questions à notre guide concernant le système fédéral canadien, et on est assez stupéfaits d’apprendre qu’au Canada, si les députés de la chambre rouge sont élus, les sénateurs quant à eux sont nommés par le Premier Ministre. En plus, ils le sont jusqu’à l’âge de 75 ans! S’il arrive de temps à autre qu’un canadien originaire des Premières Nations (comprenez les Amérindiens) arrive à siéger, rien n’exige leur représentation, contrairement au Québec par exemple… Et c’est pas tout : les domaines comme l’éducation, ou la santé sont gérés par chaque province, alors que la défense relève de la compétence fédérale! Normal…! Notre guide, qui n’a pas 30 ans, est un véritable puits de sciences concernant la politique canadienne, n’hésitez pas une seconde, foncez-y ! En plus les visites sont gratuites et disponibles en français et en anglais, et la vue sur la ville depuis le sommet de la Peace Tower vaut le coup d’œil !

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Le Parlement du Canada, un des seuls du pays qui ne soit pas en travaux! Ouf!

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Le couloir vers la bibliothèque, ça vous laisse deviner la beauté qu’on y a trouvé au bout!

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La reine Victoria, traîne toujours dans le coin…!

On continue la visite par le Château Laurier, aujourd’hui devenu hôtel de la chaîne Fairmount (comme tous les hôtels/châteaux de luxe dont on vous a parlé jusqu’à présent!). On hallucine devant le menu qui propose un burger alors que la chambre la plus simple coûte 300$! Bon, nous ce soir, on dormira chez notre sponsor parking/camping/hôtel : Walmart! En contrebas du château se trouve l’embouchure du Canal Rideau et ses nombreuses écluses! Les bords sont aménagés pour se balader et en hiver le canal devient une patinoire géante! Nous on profite des derniers rayons du soleil qui se couchent sur les arbres aux couleurs de feu de l’automne (lyrisme).

On se croirait dans un Walt Disney non ?

On se croirait dans un Walt Disney, non?

Le soleil nous a suivi tout le long de notre séjour à Ottawa, et on s’est dégoté un petit spot avec vue sur le fleuve et les oies sauvages le long de la ceinture verte de la ville pour le petit déj! Trop top!

Le petit déjeuner au soleil au Canada un 10 octobre! A la vôtre !

Le petit déjeuner au soleil au Canada un 10 octobre! A la vôtre!

On a envie de nature alors on part pour le Parc de la Gatineau, de l’autre côté du fleuve, côté Québec, à seulement 20 minutes de voiture! On fait la randonnée du Mont King : un must do surtout avec les couleurs de l’automne! De l’orange, du rouge, du vert, des camaïeux de jaunes,… bref l’été indien, le mythe du Canada : tout est vrai et c’est sublime!

Les magnifiques couleurs de l'automne! On en prend plein les yeux, et on chante du Joe Dassin....!

Les magnifiques couleurs de l’automne! On en prend plein les yeux, et on chante du Joe Dassin….!

Après les éléphants roses, le Lac Rose ! La drogue nuit gravement à la distinction des couleurs! Ne fumez pas les érables, merci.

Après les éléphants roses, le Lac Rose ! La drogue nuit gravement à la distinction des couleurs! Ne fumez pas les érables, merci!

La ballade sur le Mont King...

La ballade sur le Mont King…

On roule jusqu’à l’extrémité nord du parc pour louer un kayak (juste avant la fermeture en fin de journée) et conquérir le Lac Philippe. Il est 16h30, le soleil commence doucement à se coucher, le ciel est doré, et sur le lac, il y a nous, et un gang d’oies sauvages…. Le rêve!

Kayak en été indien...

Kayak en été indien…

De retour à Ottawa, on visite le charmant quartier du Byward Market qui s’étend sur plusieurs pâtés de maisons, et qui est composé d’une multitude de boutiques : boulangeries, épiceries, maraîchers, restaurants en tous genres! On y trouve notamment beaucoup de produits français, ça sent bon et c’est coloré!

La halle du marché By

La halle du marché Byward

Le Moulin de Provence, snack bar où est passé Obama !

Le Moulin de Provence, snack bar où est passé Obama!

On visite aussi la ferme expérimentale d’Ottawa! Enfin, non en fait elle ne se visite pas, c’est tout un ensemble de parcs et jardins, ainsi que des bâtiments de recherche sur l’agriculture…. Bizarre qu’on ne puisse pas voir… quelque chose à cacher peut-être?! Bref, on se rabat sur les jolis jardins botaniques.

Les zolies fleurs du Jardin botanique d'Ottawa!

Les zolies fleurs du jardin botanique d’Ottawa!

On remonte un peu la ville pour aller faire un tour dans un parc d’un autre genre : le Rideau Hall, demeure du Gouverneur Général du Canada (celui qui représente la couronne d’Angleterre, oui madame!). Le parc est magnifique et couvert de feuilles de toutes les couleurs dans lesquels courent plein d’écureuils… et plein de Japonais!  On termine le tableau par les chutes Rideau Falls au coucher du soleil!

La piaule du Gouverneur, assez modeste!

La piaule du Gouverneur, assez modeste!

Oh la belle rouge!

Oh la belle rouge!

Oh la belle jaune!

Oh la belle jaune!

Après les Japonnais, les écureuils sont les grands squatteurs des jardins du Gouverneur :)

Après les Japonnais, les écureuils sont les grands squatteurs des jardins du Gouverneur 🙂

Dernier jour à Ottawa ! On traverse le pont Victoria pour la Gatineau, au Québec et on visite l’impressionnant Musée Canadien des civilisations ! On y passe des heures à découvrir notamment la plus grande collection de totems amérindiens du Canada! Il faudrait deux jours pour tout faire alors on sélectionne, mais ça vaut vraiment le détour pour les petits comme pour les grands!

Architecture en forme de vagues ondulantes, pour éviter aux mauvais esprits de se cacher dans les coins...

Architecture en forme de vagues ondulantes, pour éviter aux mauvais esprits de se cacher dans les coins…

La plus grande collection de totems amérindiens au monde... impressionnant!

La plus grande collection de totems amérindiens au monde… impressionnant!

Sculpture inuit d'orque, presqu'à taille réelle!

Sculpture inuit d’orque, presqu’à taille réelle!

Et voilà on prend la route pour Montréal en direct, mais avant, on goûte les fameuses « queues de castor » : à mi-chemin entre le beignet et la crêpe, c’est pas mauvais, mais c’est très TRÈS gras !

Vous reprendrez bien un peu de gras sur votre queue?

Vous reprendrez bien un peu de gras sur votre queue?

Ce qu’on en retient : la visite de deux métropoles canadiennes majeures, mais tellement différentes, entre une capitale administrative très agréable, et une capitale économique très vivante (quoiqu’un peu grise!). Sans oublier une petite route vraiment belle, la Thousand Islands Parkway.

Ce qu’on aime : pouvoir profiter d’un magnifique été indien à la fois dans la nature, mais aussi en ville, notamment à Ottawa qui reste notre coup de cœur canadien!

Ce qu’on aime moins : se frayer un chemin au milieu des Japonais qu’on pensait déjà repartis à la fin de l’été ; se prendre une prune à Ottawa par un agent municipal un peu trop zélé, alors qu’on avait mis un ticket de stationnement, expiré seulement de 8 minutes (d’abord!)

Exploit notable : il ne vient pas de nous cette fois-ci, mais du Parlement d’Ottawa, qui a su rendre hommage aux animaux tombés lors de la Première Guerre Mondiale. C’est ainsi qu’on  peut voir sculptés sur le linteau de la porte menant à la Memorial Chamber : un pigeon (messages), un chien (secours), un cheval (déplacements), un cerf (nourriture), un âne (transports), et des rats (déminage).

Episode marquant : Alors qu’on pensait avoir semé les mariés du parc national de Riding Mountain au Manitoba (ceux qui avaient débarqués au milieu de notre pique-nique), on se retrouve cette fois-ci au milieu de pas moins de quatre mariages pendant notre visite du Distillery District de Toronto. Rien ne sert de fuir puisqu’on sera une fois encore confrontés à un dernier mariage au milieu de la grande galerie des totems du Musée des Civilisations d’Ottawa!

C’est à la fois contents et avec un petit pincement au cœur qu’on prend la route pour Montréal (à moins que ça ne soit les queues de castor qui ne soient pas passées !?!) . C’est qu’on commence à en avoir un peu ras le moteur du road trip, des parkings Walmart et des douches quand on peut! Mais c’est vrai que la route a été vraiment belle et l’aventure haute en couleurs! Heureusement pour nous, d’autres aventures nous attendent dans l’une des villes phares de la (si) Belle Province! Alors, pour la dernière fois en 2013 : en route Van’S!