Un petit tour de Vancouver Island (16 juillet – 25 juillet 2013)

Bon la vie à la ferme, c’est bien sympa, mais le roadtrip nous démange de plus en plus ! Notre tout nouveau van est maintenant équipé d’un beau sommier en bois fait main, alors qu’est-ce qu’on attend ? Vancouver Island, nous voila ! On dit au revoir à la famille Willingham et aux amis avant d’embarquer sur le ferry. Truc de dingue : la traversée entre Pender Island et Vancouver Island est gratuite !

Une fois débarqués, on arrive bientôt à Victoria, capitale de la Colombie Britannique. La course à l’équipement commence alors : matelas en mousse, glacière électrique, camping-gaz, chaises et tables pliantes, ustensiles de cuisine, … heureusement que la ville regorge de boutiques seconde-main à prix sacrifiés ! Côté touristique, Victoria est une ville assez paisible, et on prend plaisir à flâner le long des quais d’où on peut manger un fish & chips et nourrir les otaries du coin ! Après deux ou trois photos du Parlement et du fameux Empress Hotel (de luxe !), nous emmenons enfin cette chère Van’S sur les routes de l’île et nous commençons par planter la ten… heu, les roues à… French Beach (un peu de dépaysement ne fait pas de mal !).

D’une façon générale, tout n’est ici que forêts profondes et plages immenses, d’où l’ont peut profiter du vol majestueux du fameux aigle (ou pygargue) à tête blanche (lyrisme, quand tu nous tiens !). D’ailleurs on passe par Cathedral Grove, une des forêts les plus anciennes de l’île, avec un arbre géant (76 mètres !), qui trône du haut de ses 800 ans… Après Port Renfrew et Botanical Beach, on étrenne nos palmes, masques et tubas dans la magnifique rivière Cowichan sous un grand soleil. Les lacs et les rivières nous apparaissent très vite comme beaucoup plus agréables que le Pacifique. Mais bon, on ne va pas bouder l’océan, c’est pourquoi on embarque à Ucluelet à bord d’un bateau qui nous emmène au large pour observer les lions de mer et les baleines grises !

L’exceptionnelle biodiversité du Pacific Rim National Park nous permet aussi de prendre quelques clichés d’ours noirs sauvages qui se délectent de baies sur le bord de la route (qu’ils traversent d’ailleurs sans se soucier des voitures !).

Sur notre route on fait 3 stops particulièrement remarquables :

– On crapahute le long des rochers de la Kennedy river, un coin perdu entre 2 virages d’une route de montagne assez exceptionnelle, avec le bruit du torrent. Son et lumière, c’est trop beau !

– Coombs : un petit village qui ne paie pas de mine, mais qui renferme un vieux marché typique avec des chèvres… sur le toit ! Excellent !

– Puis on arrive à Qualicum Beach pour observer un beau coucher de soleil sur le Pacifique…. So romantic !

Ce qu’on en retient :

– Une wildlife impressionnante à portée d’objectif : ours noirs, aigles, baleines, ratons-laveurs, etc.

– Des paysages magnifiques entre montagnes, océan et lacs.

Ce qu’on aime :

– Les baignades et les excursions sous l’eau dans les lacs et les rivières (surtout quand tu peux voir tes pieds tellement l’eau est transparente).

– Piquer une tête dans le Pacifique au réveil avant un bon petit déjeuner en plein air (des toasts faits maison sur notre génial grille-pain de camping :).

Ce qu’on aime moins :

– Sur l’île, tu ne peux pas t’arrêter toute la nuit sur les aires de repos, c’est plutôt difficile de trouver un endroit tranquille où on ne te demande pas de payer. Même les douches dans les campings sont payantes !

– Premier passage chez le docteur pour Van’S : remplacement de deux capteurs à oxygène dans le pot d’échappement pour la modique somme de 450 dollars…

Exploit notable :

– Elodie a réussi à sortir du van pour faire pipi en pleine nuit et en pleine forêt sans se faire manger les fesses par un ours ou un puma !

Épisodes marquants :

– Petite erreur d’appréciation au moment de reculer sur un parking à Port Renfrew : Pierre a légèrement percuté l’arrière d’une voiture. Il a fallut près d’un quart d’heure pour expliquer à l’espèce de folle alcoolisée qu’il n’y avait finalement aucun impact.

– La photo d’Elodie sous le panneau « Gertrude Street » à Port Alberni… ça ne s’invente pas!

Mais on ne reste pas plus longtemps sur Vancouver Island, car le temps passe et on est tout à l’ouest du pays , alors que l’on veut arriver tout à l’est ! Alors zou ! On reprend la route (roadtrip ou bien ?) direction Nanaimo pour attraper le ferry qui nous ramène sur le continent ! Bien décidés à en découdre avec le Grand Nord dans les prochains jours. C’est parti direction l’Alaska… into the wild !

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Petit plouf dans les eaux translucides de la Cowichan River!

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Vue du Parlement à Victoria

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L’un des nombreux daims d’Ucluelet, vraiment pas farouches!

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Coucher de soleil à Qualicum Beach…

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Yummy breakfast à Qualicum Beach 🙂

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Kiss the moose!

Ça roule Raoul ! (8 juillet – 16 juillet 2013)

Bon ! Le Canada c’est grand ! et le plan c’est qu’on arrive sur la côte Est d’ici novembre (bah ouais après il neige, et c’est pas quelques flocons, c’est LA GROSSENEIGE) !!!!

Il nous faut une voiture ! Mais pas n’importe quelle voiture : il nous faut un VAN ! On est des oufs nous ok ?

Alors on s’est mis en quête d’une belle bête bien montée, roulant des mécaniques, qui pourrait nous emmener à travers le pays et plus si affinités… !

On a trouvé une occasion avec une voyageuse allemande. Un van tout équipé : matelas, matos de camping, pass pour les parcs nationaux au Canada ET aux USA, bref, un van bien sous tous rapports ! On s’est dit banco on l’achète ! Après avoir rencontré « Sababa » (oui le van avait déjà un nom) on se dit qu’on se retrouve 2 semaines plus tard à Victoria pour conclure le deal : ça tombe bien c’est la durée de notre woofing à Pender Island !

Et là ! C’est le drame ! 6 jours avant la date supposée de notre achat, Sababa meurt : problème de transmission. Imparable, les médecins n’ont rien pu faire, minute de silence… ! Non ! On déconne ! On devrait dire HEUREUSEMENT pour nous ouais ! A 6 jours près on avait lâché la thune et on avait un van invendable sur les bras ! Sababa est mort, vive Sababa !

Retour à la case départ, ne touchez pas de van, restez plus longtemps à la ferme (ça tombe bien on s’y sent comme chez nous). On farfouine, tout y passe : craigslist, Kijiji, et autres googlisations… puis, incroyable, une annonce pour un van modèle GMC Safari de 1997, le même modèle que Sababa, sur Pender Island !!! Pas de téléphone ni de photo, juste une adresse. Qu’à cela ne tienne, on y fonce (merci Rob et Ellen qui nous y emmènent) ! Toc toc toc ! «Salut ! on a vu une annonce pour un van, c’est bien vous ? » – « oui c’est nous » – « Youhou ! On peut voir, tout ça ? »…

Et c’est parti, on négocie notre van, on l’assure pour 4 mois, soit le temps qu’on se donne pour arriver à Montréal.  Attention les assurances auto au Canada c’est juste l’angoisse ! Autant, acheter une voiture d’occasion ne coûte pas cher comparé à la France, mais tu payes presque autant en assurance (jusqu’à 300 $ par mois !!!). Heureusement, on a fait rapatrier l’historique conducteur de notre assurance française donc on a eu une bonne réduc de 40%. Ouf !

Donc ça y’est, on a vécu un petit miracle, un coup de pouce du destin en trouvant cette annonce sur une petite île au large de Vancouver (le genre de truc qui n’arrive jamais) ! On a notre van ! Oui mais il a beau être clean, c’est un van : c’est-à-dire 8 places, 3 rangées de sièges, 4 roues et un moteur, mais nous on veut dormir dedans !!!! Pas de problème, hop hop hop une « boîte à out’s » please , on va se construire notre propre lit « épicétout » !

Avec les conseils de tout le monde, et particulièrement de Bruno et Thomas, 2 woofers canadiens venus de Montréal à la ferme, on part à la recherche de planches de bois, vis, charnières. On dessine, on débat, on mesure, on se gratte la tête, on se trompe (plusieurs fois), on scie par ci, on scie par là, et puis on monte petit à petit notre sommier amovible pour poser un futur matelas dessus. On fait avec les moyens du bord avec les outils qu’on a. Et c’est vrai que ça prend un peu plus de temps que prévu. Heureusement, on peut aussi se servir du van pour emmener tout le monde explorer un peu l’île de Pender. Bah ouais, on n’a pas de lit mais on a 8 places ! Ça vaut bien une tournée au pub du coin non ? Et franchement, on a l’impression d’être un bus scolaire : «  ça va les enfants derrière  » ?

Et puis, tel un messie de la scie sauteuse, Fred, un ami proche des Willingham, qui traine souvent dans le coin, avec son sourire Colgate et ses cheveux longs, sa belle gueule et ses mains de bucheron (oui, un vrai bucheron canadien ! Mesdames vous avez le droit de rêver), et bien Fred, il nous sauve la life du lit ! Il arrive et bzzzzzzzzzz, cric , crac,  boum , en 2 temps 3 mouvements il nous monte le lit . Assez solide pour pouvoir faire des « canadian babies » comme ils disent ! 😉

D’ailleurs si on a un bébé canadien, et que c’est un garçon, on l’appellera Fred ! Et si c’est une fille… Fred aussi ! Elle se démerde !

Et VOILA !!!! Il est tout beau tout chaud notre van, il a un cadre pliable pour les sièges ! Il ne nous manque plus qu’un matelas et l’équipement nécessaire pour le voyage.

Même si on commence à en récupérer chez Nu-To-Yu (un super concept de magasin communautaire de seconde main : tu donnes ce que tu ne veux plus, les bénévoles le trient et le vendent dans le magasin pour une bouchée de pain, et tous les bénéfices sont reversés à des actions locales. Une belle boucle d’économie locale quoi !), ou encore à la station de recyclage où les gens jettent vraiment tout et n’importe quoi, même si ça marche ; et bien il est l’heure de partir de Iona Farm. Direction la grande ville de Victoria, où l’on pourra chiner un peu plus de matos pour faire de notre van un « top-moumoute van » !

D’ailleurs, il nous manque l’essentiel : un nom pour notre petite voyageuse ! (oui c’est une fille, c’est comme ça, na !).

Ok, c’est un van … modèle safari …. Van’S ! Banco ! On rencontrera peut-être Joe le taxi ?!.. mwarf !

On embarque sur le ferry pour l’île de Vancouver, et ça roule flotte, Van’S n’a pas mal de mer !

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Van’S avant l’aménagement

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On coupe , on mesure ! Attention c’est du travail de pros! Merci Bruno!

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Non, le vrai pro c’est lui ! MERCI FRED!

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Et voilà Van’S!!

Bientôt les photos du van aménagé à l’intérieur….

Exil dans les îles (17 juin – 15 juillet 2013)

Allez, ciao, bye bye, auf wiedersehenVancouver! On s’en va ! On n’est pas venus jusqu’au bout du monde (ou presque) pour prendre le métro ! D’autant qu’on n’a pas de guitare pour chanter dedans….

Alors cap sur les îles ! Direction Pender Island, une des nombreuses Gulf Islands avant la grande île de Vancouver. On y va sacs sur le dos pour notre premier Woofing ! euh… ? Woof-quoi me direz-vous ! WOOFING ! ça vient de WWOOF, Willing Worker on Organic Farms, «travailleur bénévole dans une ferme biologique». Le principe c’est que l’on est hébergés et nourris contre quelques heures de travail par jour. Le concept s’est étendu au-delà des fermes biologiques un peu partout dans le monde (même en France !). Plusieurs sites existent mais nous utilisons celui-ci : http://www.helpx.net/ pas seulement centré sur les fermes bio, mais c’est un genre d’échanges de bons procédés. Vous l’aurez compris, l’avantage de ce système permet de ne pas perdre d’argent dans le logement et la nourriture.

Donc ! Revenons à nos moutons, (et nos chèvres, poulets, ânes et autres ) : nous débarquons à Iona Farm, ferme biologique où l’on élève des « poules à œufs » et des « poulets à viande ». En gros ça veut dire que concernant les premières on mange leurs œufs et les autres on les mange eux ! MIAM !

Il y a aussi pas mal de potagers bio avec des légumes divers et variés, un chien , un chat, un âne , des chèvres et des moutons. Malheureusement l’exploitation laitière des chèvres pour faire du fromage a cessé. Dommage, on aurait bien testé !

Notre journée est rythmée par le caquètement des poules, surtout le cocorico du coq ! A 8heures tout le monde mange, âne compris. Ensuite, à notre tour de petit-déjeuner, on collecte les bons œufs de ces dames (pas simple, faut éviter les coups de bec) ! Puis c’est parti pour divers travaux à la ferme: désherbage, arrosage, bricolage, plantations de graines, etc…

A 13h retentit la cloche de la bonne pitance, et ensuite c’est temps libre ! La ferme est située à 15 minutes à pieds d’une jolie petite crique où l’on peut régulièrement apercevoir des loutres et une otarie qui pointent le bout de leur museau ! Trop choupinou !

En parlant d’animaux sauvages, les rapaces sont partout ! Corbeaux, vautours et autres aigles et faucons passent régulièrement au-dessus de nos têtes ! Disons que ça change des pigeons…

Après une bonne après-midi, retour à la ferme vers 17h30 pour nourrir les poules (encore !), surtout celles que l’on va manger, car on veut qu’elles soient bien dodues pour nos estomacs ! J

Toutes ces poules sont nourries avec de la nourriture biologique. Les pondeuses ont un extra avec du compost qu’on leur donne. Leur met favori? L’herbe bien verte en tous genres ! autant vous dire qu’ici RIEN ne se perd, tout se recycle : les brouettes de mauvaises herbes (et y’en a punaise !) vont directement dans leur enclos ! Même quand l’une d’entre elles meurt, ce qui est arrivé plusieurs fois, hop là dans le champ voisin, pour les vautours. « C’est l’histoiiiiiiiiiiiiiire de la viiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!!! »

Ici , les gens vivent au rythme de la ferme et sont très ouverts d’esprit, avec des tonnes d’histoires à raconter . Nous on vit dans une caravane dans l’enclos des chèvres, un peu « roots », mais agréable. Nos hôtes Rob et Ellen Willingham sont des pasteurs anglicans (oui oui !), plutôt baba cool sur les bords, et ont vécu presque cent vies en une, parlent anglais, français, allemand, espagnol, un peu italien et gaélique aussi (origines irish et scottish obligent !) Autant vous dire qu’ils  manipulent très bien l’humour cynique!

De nouveaux woofers canadiens nous ont rejoints, dont un québécois : ça parle franglais-québécois, ça rend plutôt bien , mais on a parfois autant de mal à comprendre la langue de Céline Dion que celle de Shakespeare ! ça promet…

Ce qu’on en retient :

La ferme c’est du travail, à fortiori en bio. En effet, quand on n’utilise pas d’engrais ou de pesticides, on fait tout ou presque à la main . Mais, c’est tellement meilleur, et très agréable de voir pousser ce qu’on plante et de manger ce que l’on cultive… !

Les canadiens sont décidément très honnêtes : ici, les œufs sont déposés quotidiennement dans un stand le long de la route sans surveillance. Chacun y laisse ses 6 dollars pour la douzaine d’œufs qu’il prend dans une boîte….qui n’est pas fermée à clé ! Incroyable mais vrai, une belle leçon de confiance et d’échange.

Ce qu’on aime :

– On pourrait même dire ce qu’on SUR-kiffe, c’est le jacuzzi extérieur à 39° après la journée de labeur, vue sur les cimes des pins et des érables…. Le bonheur quoi ! Au moment où on écrit on n’a pas encore testé le jacuzzi de minuit, mais ça ne saurait tarder !

– La compagnie quotidienne des colibris, qui font un vrai bruit de moteur diesel et qui sont riquiquis.

Ce qu’on aime moins :

De ne pas manger si bien que ça ! On s’explique : en ce moment il y a peu de récolte dans le jardin (ce sera prêt pour le mois prochain) donc on achète conventionnel. En plus on mange à la canadienne : beaucoup, gras et sucré ! mmmh ! Mais les poulets et les œufs sont bien BIO, c’est déjà ça ! Donc en résumé c’est pas top of the pop mais on ne se plaint pas, on cuisine tous les jours !

Exploit notable :

Elo a réussi à expliquer en franglais les règles du jeu de tarot à tout ce petit monde, et c’est pas rien ostie de tabarnak !

Episode marquant :

Le jour où on a joué à « qui veut tuer des poulets ? ». Une sacrée expérience que d’abattre 43 poulets (oui madame !) de manière artisanale (ça veut dire avec tes mains et ton couteau). Pierre en a tué lui-même à mains nues et au couteau, au moins une trentaine ! Le barbare ! Quant à Elo, elle a aidé au découpage des têtes, pattes et gésiers… ! Intense !

On aime bien jouer les fermiers mais maintenant ça commence à faire long, d’autant que sans voiture ici , on n’avance pas… !

On achète donc notre van qu’on vous présentera en bonne et due forme et qui fera sûrement l’objet d’un post à lui tout seul ! Des petites surprises qui arrivent bientôt quoi … !

Vancouver : premiers pas au Canada! (10 juin – 16 juin 2013)

Aéroport Charles de Gaulle au matin du lundi 10 juin : l’heure des « au revoir » est venue devant la porte d’embarquement… Pas facile mais tellement excitant de se dire qu’on part pour un nouveau départ! Premier vol Paris – Frankfort très rapide avec Lufthansa, avant d’embarquer dans un Boeing de la compagnie allemande Condor. Le vol durera plus de 10 heures au dessus de l’Atlantique puis du continent américain. Confort moyen, nourriture moyenne, mais personnel naviguant très serviable (born to fly, qu’ils disaient !).

A l’arrivée, nous récupérons nos bagages et faisons un crochet par le bureau de l’immigration. Ça y est, nous sommes en règle pour un an ! Bien contents de sortir de l’aéroport pour nous dégourdir les jambes sous un soleil très accueillant, c’est là que Pierre s’aperçoit qu’il a perdu ses lunettes de soleil pendant le voyage… ça commence bien !

Nous avons réservé notre première semaine avec AirBnB : on paye moins cher qu’à l’hôtel ou en auberge de jeunesse, et nous avons notre propre chambre double et salle de bain chez l’habitant… royal ! Surtout que nos hôtesses se montrent vraiment accueillantes. Sofia et Tina, deux canadiennes d’origine chinoise, la trentaine, habitent un joli petit appartement dans un quartier tranquille de Burnaby dans la banlieue de Vancouver. Faits marquants : elles sont mariées et ont deux adorables petits (très petits) chiens : Weiser et Saphira. Après un premier dîner (chinois of course !) nous nous écroulons dans notre lit, écrasés par le décalage horaire de 9 heures, que nous réussirons à vaincre quelques jours plus tard.

Les premiers jours sont consacrés à l’ouverture d’un compte en banque et à l’achat d’un téléphone portable. Les démarches à la banque sont nettement plus aisées qu’en France : en un rendez-vous, notre très aimable conseiller chez TD Bank nous offre comptes et cartes de débit. En revanche, l’achat d’un téléphone relève du parcours du combattant ! En fait au Canada, tu dois justifier de la nationalité canadienne pour ouvrir une ligne non prépayée… Bref, après plusieurs allers-retours entre les différents opérateurs, nous réussissons à trouver notre bonheur chez Fido.

Une fois la paperasse évacuée et les heures de sommeil récupérées, nous partons à l’aventure dans le centre ville de Vancouver. Nous commençons avec Granville Island et son grand marché alimentaire où l’on peut également manger sur le pouce dans son food court où se côtoient les cuisines du monde entier. Un banc au soleil au bord de l’eau, sur une place où joue un musicien de rue survolé par une armada de mouettes et goélands : on commence à se sentir bien au Canada !

Ensuite, petit tour à Downtown, le centre ville de Vancouver, où nous nous perdons un peu dans le très géométrique quadrillage des rues. A mi-chemin entre mégapole à l’européenne et petite ville de bord de mer, Vancouver a développé différentes ambiances. Nous apprécions d’ailleurs plus particulièrement déambuler dans les petites rues arborées de Gastown, premier centre historique de Vancouver.

Nous finissons la semaine par une belle balade dominicale au Parc Stanley. 400 hectares d’une forêt pluvieuse bordée de plages donnant sur la Pacifique. Nous louons des vélos pour parcourir le fameux Seawall, la grande promenade qui fait le tour du parc le long de l’océan. Magnifique !

Ce qu’on en retient :

– Contrairement à ce qu’on a pu nous en dire, les habitants de Vancouver ne sont pas forcement plus accueillants et détendus qu’ailleurs. Vancouver reste quand même une ville étonnante, nichée entre l’océan et les montagnes parfois enneigées.

Ce qu’on aime :

– Le petit déjeuner pancake au sirop d’érable + milkshake chez HiHop au Brentwood Town Center (Jean-Claude s’en souvient lui aussi ;).

– Les totems amérindiens érigés au cœur du parc Stanley, témoins du passé autochtone de la ville.

– Le marché chinois de nuit où nos hôtesses nous on gentiment invités pour venir y découvrir une « gastronomie » toute particulière…

Ce qu’on aime moins :

– La grande amabilité des chauffeurs de bus qui te font comprendre que tu n’es pas le bienvenu à bord, surtout si ton ticket n’est pas en règle…

– L’horrible expérience des courses en supermarché : que ce soit au rayon pâtisserie, boucherie, ou encore épicerie, il faut vraiment être affamé ! Et c’est là que la France te manque… CRUELLEMENT !

Exploit notable :

– Nous réussissons à faire des crêpes presque bretonnes avec des ingrédients américains. Heureusement nos amies chinoises ont beaucoup aimé !

Bref, après cette première semaine d’acclimatation, nous décidons de démarcher des fermes pour passer les prochaines semaines. Après quelques recherches sur Internet, nous finissons par trouver un petit coin au large de Vancouver… départ lundi matin !

En rédaction…

Bientôt sur vos écrans, le récit des aventures de Gertrude et Benji :

– l’arrivée à Vancouver et la découverte de la culture canadienne

– Exil dans les îles : tous à la ferme à Pender Island !

– et plein d’autre surprises avec Jean-Claude aussi !

A viiiiite!

Nous.