Southern Ontario : des indiens et des chutes! (24 septembre – 4 octobre 2013)

Bon, ben nous voici de retour sur le sol canadien, et il nous reste encore pas mal de bornes à parcourir, surtout que la région qui nous attend semble très riche en découvertes!

Première chose à faire sur notre « to do list » : réparer notre poignée de porte arrière une bonne fois pour toutes. Grâce aux conseils d’un gentil garagiste de WIndsor, ce sera finalement un jeu d’enfant! Allez, pas de temps à perdre, on reprends la route car nos guides touristiques nous ont vendu du rêve avec un parc national très particulier. En effet, le Point Pelee National Park, en plus d’être le parc le plus méridional du Canada continental, est aussi réputé pour être situé en plein corridor migratoire d’une multitude d’oiseaux et d’insectes, et en particulier le mythique papillon Monarque. En septembre dans le parc, il est commun d’en voir des centaines agglutinés sur les arbres, un grand rassemblement avant le retour au Mexique pour passer l’hiver au chaud (les veinards!).

En route vers le parc national, nous passons par la petite ville de Leamington, capitale canadienne de la tomate, et le QG de… Heinz, sans surprise!

A Leamington, même le bureau d'information des visiteurs est... une tomate!

A Leamington, même le bureau d’information des visiteurs est… une tomate!

On constate que les habitants des abords du parc se mettent plus que bien, avec leurs maisons et leurs terrasses donnant directement sur le Lac Erié, pour des couchers de soleil de fou! Bon, on ne va pas se plaindre, parce que côté coucher de soleil de fou, on va être servis :

Petit tour dans les marais au soleil couchant

Petit tour dans les marais au soleil couchant

On se croirait vraiment au bord de l'océan!

On se croirait vraiment au bord de l’océan!

Concernant les papillons Monarque, on n’aura pas de chance en revanche car leur migration cette année est un peu déréglée, à cause des températures anormalement hautes pour la saison (foutu réchauffement climatique!). Heureusement que le centre des visiteurs du parc propose un lot de consolation :

Petite chenille deviendra grand papillon!

Petite chenille deviendra grand papillon!

En revanche, on partira en excursion jusqu’à l’extrême pointe du parc, un endroit où il est strictement interdit de se baigner en raison de forts courants qui ont déjà emporté des vies :

Une langue de sable qui s'enfonce dans le Lac Érié... le bout du monde!

Une langue de sable qui s’enfonce dans le Lac Érié… le bout du monde!

En quittant le parc et en longeant le Lac Erié, on comprend mieux pourquoi les gens ont l’air si riches dans le coin :

Les agriculteurs du coin sont foreurs pétroliers à leurs heures perdues...

Ici les agriculteurs sont foreurs pétroliers à leurs heures perdues…

... ce qui leur permet de s'offrir de belles demeures!

… ce qui leur permet de s’offrir de belles demeures!

Prochaine étape sur la carte : London, sa rivière Tamise et son marché alimentaire Covent Garden (tout comme chez la Queen si si!). Outre se chopper un PV de stationnement, on fait la rencontre de Marc, un Français établi au Canada comme chocolatier depuis près de 20 ans! Une vraie pipelette qui nous donne des pistes de réflexion pour notre future recherche d’emploi… et qui nous fait goûter ses délicieux chocolats!

Covent Garden Market et son talentueux maître chocolatier!

Covent Garden Market et son talentueux maître chocolatier!

Belle fresque murale du frère de Paul Watson, président de l'ONG de protection des océans Sea Shepherd

Belle fresque murale réalisée par le frère de Paul Watson, président de l’ONG de protection des océans Sea Shepherd

On ne restera qu’une seule journée à London, car notre course contre la montre du Pow Wow touche bientôt à sa fin. On vous explique : depuis la nuit des temps, les Amérindiens ont pour tradition de se réunir pour célébrer divers événements (généralement des victoires guerrières). Aujourd’hui ces fêtes sont encore célébrées en Amérique du Nord, mais elles ont pris un tournant plus festif puisque des concours de danses, de chants, de tambours sont organisés et de l’artisanat amérindien y est vendu. On appelle ces célébrations des Pow Wow (prononcez « pa-wa » sinon les anglophones ne comprennent pas!).

On a donc considéré qu’il était inconcevable de visiter le Canada sans assister à ça, et c’est ainsi qu’on a couru tout l’été après différents Pow Wow organisés au quatre coins du Canada. Le problème, c’est qu’on arrivait sur les lieux soit trop en avance, soit après la fête! Du coup, on s’est dit que le Pow Wow de la ville de Waterloo en Ontario était notre dernière chance avant la fin de la saison :

Suivons la piste du Pow Wow, ça doit être par là!

Suivons la piste du Pow Wow, ça doit être par là!

Drôle d'oiseau!

Drôle d’oiseau!

Bilan : une très belle journée haute en couleur et en musique!

Jeune apprenti guerrier :)

Jeune apprenti guerrier 🙂

Costume arc-en-ciel pour une danse féminine endiablée!

Costume arc-en-ciel pour une danse féminine endiablée!

Chant de femmes en cercle

Chant de femmes en cercle

En quittant Waterloo, on tombe à St Jacobs sur une autre facette folklorique de la région : les Mennonites. Il s’agit d’une communauté basée sur la pratique d’un christianisme très austère, dont les ancêtres remontent à la Réforme protestante européenne du XVIème siècle. Répartis sur l’ensemble de la planète, les Mennonites compte une grosse communauté canadienne, et leurs membres sont très reconnaissables à leur style de vie… « à l’ancienne » :

Petite maison dans la prairie...?

Petite maison dans la prairie…?

Va savoir ce qu'il trimbale dans son bolide...

Va savoir ce qu’il trimbale dans son bolide…

Dans le coin, même le code de la route est adapté :

Le métro local, c'est la charrette à cheval!

Le métro local, c’est la charrette à cheval!

Bref, on file à travers champs, même si on traverse également la petite cousine canadienne de la Ville Lumière :

Mais elle où la Tour Eiffel, les gars?

Mais elle où la Tour Eiffel, les gars?

On se croirait un temps revenu dans les Prairies! Mais non, puisqu’un nouveau lac démesuré s’offre bientôt à nous : le Lac Ontario. Et qui dit Lac Ontario dit… les chutes du Niagara bien sûr! On s’attend à voir un impressionnant rideau d’eau, mais c’est d’abord les néons et les enseignes qui nous attirent l’œil. En effet, la ville de Niagara Falls qui abrite les chutes est surnommé le « Las Vegas canadien », avec ses restaurants, hôtels, parcs d’attraction et boutiques de souvenirs dans tous les sens :

Attrapes-touristes de jour...

Attrapes-touristes de jour…

... comme de nuit!

… comme de nuit!

Heureusement, le spectacle des chutes, avec leurs 145 mètres de long pour 57 mètres de large, en vaut vraiment la peine :

Les chutes américaines...

Les chutes américaines…

... et les chutes canadiennes ou "Fer à cheval"

… et les chutes canadiennes ou « Fer à cheval »

Mais outre les chutes, la région de la Péninsule Niagara est très réputée pour ses vignobles. Bon, on vous l’accorde, la majorité des cépages du coin provient d’Europe, et surtout de France. Alors nous, vous nous connaissez, on se dit qu’on se doit d’y goûter à ces fameux vins (franco-) canadiens! Et nous voila parti sur la route des vins, de Niagara-on-the-Lake à Grimsby :

J'vous en sert un petit gorgeon ;) ?

J’vous en sert un petit gorgeon 😉 ?

Vous avez dit dégustation gratuite?!?

Vous avez dit dégustation gratuite?!?

Le vin de glace (icewine) est notre coup-de-coeur découverte! Il s’agit d’un délicieux vin liquoreux obtenu en récoltant le raisin au coeur de l’hiver, entre décembre et février, après que les grappes gelées aient passé de 3 à 5 nuits consécutives à -10°C… divin mais très cher, du au faible rendement de la production (bah ouais, ils sont pas nombreux les courageux qui se lèvent pour vendanger de nuit en plein hiver par -10)!

Quelques verres de vin (on ne les compte plus à la fin!) plus tard, on reprend la route en quittant la Péninsule Niagara, attirés que nous sommes par les gratte-ciel et la vie trépidante de la plus grande ville du Canada… Toronto!

Ce qu’on en retient : un coin de l’Ontario vraiment très touristique et aux allures parfois très européennes avec ses vignobles!

Ce qu’on aime : la culture amérindienne que les peuples des Premières Nations ont réussi à faire perdurer malgré leur persécution par le gouvernement canadien pendant des centaines d’années.

Ce qu’on aime moins : payer pour tester du vin… c’est quand même honteux de demander 10$ par personne pour goûter seulement 4 fonds de verre, qu’il convient logiquement de recracher (en tout cas, à 10$, on les a tous finis jusqu’à la dernière goutte, nos verres!). Au final, on n’aura jamais eu l’explication à cette hérésie…

Exploit notable : avoir résisté à la tentation de dépenser tout son argent à Niagara Falls, que ce soit dans les parcs d’attraction du centre ville ou bien les tours organisés pour voir les chutes « de plus près », alors que les belvédères offrent des vues bien suffisantes!

Episode marquant : alors qu’on était tranquillement en train de prendre notre petit déjeuner à l’arrière de notre van sur le parking d’un supermarché Walmart (comme d’habitude), une voiture s’arrête, un homme en sort, et se dirige vers nous d’un pas décidé. What the f***!?! Qui vient nous déranger au petit déj? Le type tend sa main vers Benji et lui donne un petit bout de carton, tourne les talons et remonte dans sa voiture sans dire un mot. C’est seulement alors qu’on hallucine vraiment, quand on s’aperçoit que le bout de carton est en fait une carte cadeau à dépenser chez Walmart d’une valeur de… 100$!!! Le gars, nous ayant pris pour des nécessiteux, devait avoir une chose sérieuse à se faire pardonner pour faire une telle B.A. Merci mec, mais… on ne fait jamais nos courses chez Walmart! On va s’y mettre quoi!