L’hiver autour de Montréal : à la découverte du Québec blanc ! (janvier – mars 2014)

L’hiver à Montréal, c’est long, mais alors… très long! Et d’avis de Québécois, et aussi de PVTistes, l’hiver est aussi une bonne saison pour découvrir le Québec paré de son beau manteau blanc.

Certes, notre bonne vieille Van’S est bien au chaud dans son garage en train d’hiberner jusqu’aux beaux jours, mais ça ne nous empêchera pas de nous évader pour de nouvelles aventures. Hop hop hop, le temps de s’organiser au boulot pour poser quelques jours de congés, le temps de réunir quelques compagnons d’aventure, et nous voilà partis, youhou!!!

Bon, on a la voiture, mais... on fait comment pour rentrer dedans?!?

Bon, on a la voiture de location, mais… on fait comment pour rentrer dedans?!?

LE VILLAGE INDIEN DE KAHNAWAKE (2 janvier 2014)

De mémoire de Canadien, l’hiver n’aura jamais été aussi froid, et ce n’est pas peu dire! Nous, vous nous connaissez, on adore se faire du mal, et c’est comme ça qu’on a décidé de partir toute une journée en excursion… par -38°C! Une fois la voiture de location récupérée, on a embarqué avec la famille de Gertrude pour un petit tour dans la périphérie montréalaise. Notre destination? Une réserve amérindienne mohawk dans laquelle on nous avait dit qu’il était possible de rencontrer de vrais Amérindiens et d’en apprendre davantage sur la culture de ce peuple.

A notre arrivée, on découvre un petit village endormi sous la neige, pas un chat (ni un caribou!) dans la rue, et pour cause, car le vent glacial du grand Nord, te gèle les poils de nez dès que tu tentes de mettre un pied hors de la voiture! Pas âme qui vive pour nous renseigner ou nous orienter, mais notre déception est grande quand nous apprenons finalement que ça fait des années maintenant que les attraits touristiques amérindiens ont périclité ici… damned!

Notre lot de consolation : une belle boutique de souvenirs et d’artisanat amérindiens (on ne sera pas rentrés bredouilles, et le petit frère de Gertrude aura fait l’acquisition d’un bel attrape-rêves!).

Le club local des anciens combattants amérindiens

Le club local des anciens combattants amérindiens

TRAÎNEAU A CHIENS ET RAQUETTES AU MONT LAURIER (25 février 2014)

Après un mois de janvier très long, très froid et très ennuyeux, on décide de sortir de notre hibernation pour se mettre un peu au vert (et blanc bien sûr!). Avec un couple d’amis, on organise une petite virée dans les Laurentides car on y a repéré une entreprise qui organise des expéditions nordiques écoresponsables en traîneau à chiens. Expédition Rêve Blanc est une petite affaire familiale qui opère avec 101 chiens (non pas des dalmatiens mais surtout des alaskan husky!) et qui propose une exploration de la région notamment, à travers la réserve faunique Papineau Labelle.

Mais au fait les Laurentides, qu’est-ce que c’est d’abord? Il s’agit en fait d’une vaste chaîne de montagnes québécoise, dont la partie la plus méridionale est accessible depuis Montréal en moins d’une heure de route! Bon nous, il nous faudra quand même près de 3 heures pour arriver à Mont Laurier qui est bien plus au nord du massif!

Nous voilà donc de bon matin au milieu d’une joyeuse meute de chiens, jappant et sautant dans l’excitation du départ.

Surtout ne pas lâcher le frein du traîneau!

Derniers conseils avant le grand départ!

Après avoir participé à l’attelage des chiens (six par traîneau), nous nous élançons sur la piste enneigée. La ballade est belle et on peut apprécier le silence de la forêt, un vrai dépaysement! En revanche, c’est une rando assez sportive puisqu’il faut régulièrement descendre du traîneau et le pousser pour aider les chiens dans les côtes. Il faut aussi jouer du frein dans les descentes pour éviter que le traîneau ne percute les chiens, entraîné par la vitesse! Bref, une pause s’impose au bout d’un moment :

"Hé debout mon gars!"

« Hé debout mon gars! »

L’avantage des randos en hiver, c’est que tu n’es pas obligé de contourner les lacs : tu les traverses! Une belle sensation de liberté à la vue de ces grands espaces vierges… mais aussi une belle sensation de froid qui te glace jusqu’à l’os, à cause des vents qu’aucun obstacle n’arrête :

En mode "l'appel de la forêt"!

Ce n’est pas le moment de perdre ses gants!

Au repas du midi, c’est barbecue dans la neige! Mais si l’expérience de faire un feu au milieu de la neige est sympa, manger de la nourriture carbonisée l’est beaucoup moins, ce qui aura pour conséquence de sérieux maux d’estomac en fin de journée!

Pas très saignant tout ça...

Pour l’étoile au guide Michelin, on repassera…

La ballade aura duré au final plus de cinq heures, sous un soleil très timide mais permettant une ambiance un peu mystique :

Ho hisse!

Ho hisse!

De retour aux point de départ, on file un dernier coup de main pour dételer les chiens et les emmener à leur niche où un bon repas les attend : soupe de viande et croquettes! Au revoir les loulous et merci, c’était une belle ballade!

Yummy!

Yummy!

Le repos du guerrier!

Le repos du guerrier

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà de nouveau dans la forêt pour une petite ballade en raquettes dans le parc régional de la montagne du diable! Une fois de plus, le silence nous enveloppe à mesure que l’on s’enfonce dans la forêt, du à une épaisse couche de neige… magique :

Vue imprenable sur le lac... gelé of course!

Vue imprenable sur le lac… gelé of course!

Suivez le guide!

Suivez le guide!

La balade durera près de deux heures, pas si mal pour une première fois!

Une pause s'impose!

Pas facile de se relever après ça!

De retour à la voiture, il nous reste tout juste le temps de reprendre des forces autour d’un pic-nique improvisé dans un refuge pour randonneurs au milieu des bois avant de reprendre la route, direction Montréal, car nous travaillons tous le soir même… Vivement la prochaine excursion!

EXPLORATION DE QUEBEC CITY (4 mars 2014)

On profite du passage à Montréal de Morgane, une amie de Gertrude, pour se planifier une petite virée de quelques jours. Cap plein Est, en direction d’une des plus belles villes du Canada.

Ah Québec! capitale de la province éponyme, seule et unique ville fortifiée d’Amérique du Nord, avec son quartier du Vieux-Québec classé au patrimoine mondial de l’UNESCO! Il faudrait être fou pour manquer de visiter cette très belle ville, où l’influence de l’architecture française est indiscutable.

Fortifications enneigées

Fortifications enneigées

Bon, c’est aussi l’une des villes les plus froides du Québec en hiver, et on s’aperçoit vite que la neige est loin de laisser la place au printemps ici :

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics... sont morts gelés!

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics… sont morts gelés!

On commence notre ballade en passant par l’imposant Hotel du Parlement, siège de l’Assemblée nationale du Québec :

Ce n'est pas le Palais Bourbon, mais ça en jette quand même!

Ce n’est pas le Palais Bourbon, mais ça en jette quand même!

Puis nous prenons d’assaut la fameuse Citadelle de Québec érigée sur le Cap Diamant, qui surplombe le fleuve Saint Laurent. Comme nous n’avons pas le temps de la visiter… nous en escaladerons seulement ses contreforts pour y prendre les vents polaires venant du large en pleine figure et halluciner sur les congères monumentales :

On peut en faire des bonshommes de neige avec tout ça :)

On peut en faire, des bonshommes de neige, avec tout ça 🙂

Après avoir profité d’une vue saisissante sur la ville et le fleuve gelé, nous redescendons dans le village historique pour nous retrouver aux pieds de l’incontournable Château Frontenac, tout simplement l’hôtel le plus photographié du monde (et nous ne ferons pas défaut à sa réputation!) :  

Tous les guides en parlent!

Tous les guides en parlent!

Après s’être assurés que nous n’avons pas les finances nécessaires pour y séjourner ne serait-ce qu’une nuit, nous continuons notre exploration qui nous fait remonter la rue Saint-Jean et ses nombreux commerces pour arriver à une petite gargote qui, aux dires de l’aubergiste, servirait l’une des meilleures poutines de la ville :

Des frites, du fromage en grains, de la sauce gravy, du lard... bref, diététique!

Des frites, du fromage en grains, de la sauce gravy, du lard… bref, diététique!

Bon au final, ça reste une poutine tout à fait ordinaire, et il faut vraiment avoir une faim de loup pour en venir à bout! Pour digérer un peu, nous continuons notre tour de la cité en passant devant l’hôtel de ville et l’église Notre-Dame de Québec, avant de longer les remparts pour descendre dans la basse ville :

Bienvenue dans la basse ville de Québec

L’escalier surnommé « Casse-cou », on vous aura prévenus!

La très typique rue du Petit Champlain

La très typique rue du Petit Champlain

La basse ville, très touristique, est essentiellement composée de boutiques artisanales, boutiques de souvenirs (nettement moins artisanales) et de restaurants traditionnels. On finit le tour de ce petit village aux allures de vieille France en allant déguster une queue de castor (cf. passage à Ottawa) qui aura fini de nous engraisser l’estomac!

Mais la nuit tombe déjà sur Québec, et il est temps pour nous de regagner la voiture pour filer à Saint-Tite dans la campagne québécoise, où un fabuleux gîte nous attend. Au revoir Québec, on reviendra au printemps!

Nuit sur la colline

Nuit sur la colline

PÊCHE BLANCHE ET RAQUETTES A LA POURVOIRIE (5 mars 2014)

Réveil au petit matin car on a rendez-vous à une demie-heure de route, au cœur du Parc National de la Mauricie pour une nouvelle aventure dans la forêt enneigée! Au Club Hosanna, on nous attend de pied ferme (d’autant plus qu’on est légèrement en retard, comme d’habitude!) pour embarquer dans une auto-neige des années 50, l’Highland Express.

L’étrange véhicule s’ébranle et s’enfonce dans la forêt en montant la côte qui doit nous emmener au lac. A bord, on a embarqué un tas de matériel étrange dont nous saurons bientôt l’utilité.

En 20 minutes, nous voila déjà arrivés sur le grand lac gelé et balayé par les vents mais baigné de soleil :

Pratique pour une petite croisière sur lac gelé ;)

Pratique pour une petite croisière sur lac gelé 😉

Allez hop, on relève les manches (enfin, façon de parler, hein!) et au boulot : atelier poinçonnage du lac! Notre guide Benoît nous présente sa foreuse et nous apprend à l’utiliser :

Et on appuie bien fort avec ses bras surtout, la glace est épaisse!

Et on appuie bien fort avec ses bras surtout, la glace est épaisse!

Une fois que le trou est pratiqué, on retire la glace mouillée avec une louche et on installe le kit de pêche : deux bâtons et un fil. Et puis on recommence un peu plus loin avec un autre trou. On en aura percé une douzaine au final. Après ça, on peut se poser et attendre tranquillement que les truites arc-en-ciel répondent au bout du fil :

L'arsenal est déployé!

L’arsenal est déployé!

L'apéro, en toutes circonstances ;)

L’apéro, en toutes circonstances 😉

Une bonne grosse heure passe et… rien ne bouge! Quelques soubresauts de fils, mais fausse alerte : c’est juste le vent qui joue avec nos nerfs de pêcheurs en her… heu en glace! Et là notre guide nous dit qu’il est déjà l’heure de replier les gaules car on doit redescendre à la base en raquettes à travers la forêt… DAMNED! C’est donc avec la plus grande frustration que nous rangeons tout le matériel dans l’autoneige. Les truites ont gagné pour une fois!

On quitte le lac à regret, et c’est une descente d’une heure et demie en raquettes que l’on entreprend sous un grand soleil (on est quand même bien contents de bouger un peu, car on ne sentait déjà plus nos orteils…) :

Man vs Wild

Man vs Wild

La ballade à travers bois nous offre de très belles images, et on a la chance de croiser quelques-uns de ses habitants :

Un pic-vert au travail

Un pic-vert au travail

Gélinotte huppée... trouvée!

Gélinotte huppée… trouvée!

Malheureusement, on croise également bon nombre de pièges de trappeurs pour écureuils, lapins, renards, et même ours, loups et lynx! Il s’agit de pièges désactivés destinés à présenter les techniques de trappe utilisées au temps des coureurs des bois. Bienvenue au pays de la traite des fourrures :

Ne pas vendre la peau de l'ours avant qu'il n'ai tenté d'attraper le morceau de poisson au fond de ce piège

Ne pas vendre la peau de l’ours avant qu’il n’ai tenté d’attraper le morceau de poisson au fond de ce piège

Bois, neige et soleil

Bois, neige et soleil

De retour au chalet d’accueil, on file manger au restau du coin, avant de revenir au Club Hosanna pour la rando en traîneau à chiens de Morgane. Gertrude et Benji ne seront pas de la partie sur ce coup-là, mais ils profiteront de beaux moments de complicité avec ces adorables toutous qu’on a eu envie de kidnapper l’espace d’un instant pour les emmener avec nous :

So cute!

So cute!

En quittant le Club Hosanna en fin de journée, on a la surprise de recevoir de notre guide Benoît trois truites congelées qui ont été pêchées en trop il y a quelques jours… YES, on ne rentrera pas bredouilles finalement! Vite, vite, pas un instant à perdre : on file à l’auberge de jeunesse à Trois-Rivières pour y préparer un bon petit plat avant une nuit de sommeil bien méritée :

Sauvages et (presque) fraîches... un délice!

Sauvages et (presque) fraîches… un délice!

LES DÉLICES DE L’ÉRABLE DANS UNE CABANE A SUCRE (6 mars 2014)

Troisième et dernier jour de mini road-trip, nous avons prévu de découvrir l’une des spécialités du Québec au printemps : les cabanes à sucre! Bon, vous le savez tous, l’emblème du Canada, c’est l’érable, et depuis les Premières Nations, on cultive ici l’érable et son jus magique, qui permet toutes sortes de fantaisies gastronomiques.

C’est pourquoi des auberges jouxtant des érablières (forêts d’érables) se sont spécialisées dans le service de repas complets à base de sirop d’érable et dérivés.

Charmant n'est-ce pas?

Charmant n’est-ce pas?

L’érablière Au rythme des temps nous accueille dans une ambiance des plus champêtres. Le concept est simple : pour 16 dollars par tête, on t’apporte un repas à volonté gargantuesque, et pour tout dire, assez gras et sucré! Entre autres, citons les oreilles de crisse (chips de gras de porc frites) ou encore les petites saucisses de poulet noyées sous le sirop d’érable, sans oublier les tartelettes maison au sucre (d’érable bien sûr!) et les « crêpes » québécoises, plus proches des churros que de la Bretagne, croyez-nous!

Vous reprendrez bien un peu de gras avec votre sucre ;)

Vous reprendrez bien un peu de gras avec votre sucre 😉

Et pour finir sur une touche sucrée (s’il en fallait une de plus!), le taulier nous emmène dehors pour nous servir une tire sur la neige. Simplement du sirop d’érable chauffé puis versé en lignes sur la neige, que l’on récolte en déposant un bâtonnet à une extrémité de la ligne puis en roulant celui-ci sur le sirop qui commence à durcir au contact de la neige. Et voilà : sucette à l’érable instantanée! Un délice! On aura également droit à une explication très intéressante par le proprio du procédé de fabrication du sirop d’érable.

On se fait un petit rail (d'érable ;) ?

On se fait un petit rail (d’érable 😉 ?

Et pour digérer, rien de tel qu’une petite ballade à travers l’érablière couverte de neige, avec tout ces tuyaux courant entre les arbres, comme un jeu de piste :

Ce petit chemin, qui sent la noi... heu non, l'érable :)

Ce petit chemin, qui sent la noi… heu non, l’érable 🙂

Malheureusement, il est déjà l’heure de repartir vers Montréal, juste le temps de rendre la voiture de location et de se précipiter au boulot pour ne pas être (trop) en retard !

A quand la prochaine virée? TRÈS BIENTÔT POUR SÛR !

 

Ce qu’on en retient : On profite enfin comme il se doit de la neige ! On nous l’avait bien dit : pour que l’hiver soit plus agréable, il faut jouer dans la neige, et on ne s’est pas privés !

Ce qu’on aime : Après avoir traversé le Canada sur des distances monumentales, quel plaisir de n’avoir qu’une ou deux heures de voiture pour rejoindre nos destinations 🙂

Ce qu’on aime moins : Devoir se contenter de 2 ou 3 jours à chaque excursion, à cause du boulot… Vivement la suite du road-trip, qu’on puisse prendre notre temps pour visiter.

Episode marquant : Lors de l’excursion en traîneau à chiens, Benji a eu le malheur de relâcher légèrement le frein, ce qui a suffit aux chiens pour filer comme des fusées, laissant Benji le cul dans la neige… et Gertrude en perdition car assise dans le traîneau…  

Exploit notable : … heureusement que Gertrude a eu la présence d’esprit de se servir de l’ancre de neige pour essayer de freiner le traîneau endiablé, ce qui a permis à Benji de rattraper l’attelage au prix d’un sprint harassant sur plusieurs centaines de mètres… L’aventure, c’est l’aventure !

3 réflexions sur “L’hiver autour de Montréal : à la découverte du Québec blanc ! (janvier – mars 2014)

  1. Aaaahhhh la neige! On l’aime beaucoup au début, puis après on n’attend plus que ça fonde!! Vous avez fait plein de trucs! J’ai pas encore testé la tire sur neige! Viiiiite 🙂

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